Une importante étude concernant la pêche sportive au lac Memphrémagog sera réalisée durant les deux prochaines années.

Pêche sportive : importante étude au lac Memphrémagog

Le Québec et le Vermont se donnent la main pour réaliser une cueillette de données concernant la pêche sportive au lac Memphrémagog, un plan d’eau qui s’étire sur 41 kilomètres et qui traverse la frontière entre le Canada et les États-Unis.

La MRC de Memphrémagog, l’organisme Memphrémagog conservation, le ministère de la Forêt, de la Faune et des Parcs du Québec ainsi que le Vermont Fish and Wildlife Departemant ont tous décidé de prendre part au projet de collecte de données.

« Deux équipes ont été créées — une canadienne et une américaine — pour sonder les pêcheurs à raison de deux à quatre jours par semaine pendant la saison de la pêche. L’étude prévoit un décompte visuel des pêcheurs de même que des entrevues pour recueillir des informations sur les efforts et les succès de pêche, le taux de remise à l’eau et des données biologiques », révèle un communiqué émis par les initiateurs du projet.

Biologiste pour le Vermont Fish and Wildlife et coordonnateur du projet, Pete Emerson se montre ravi qu’une telle étude soit réalisée. « Elle nous fournira des données importantes sur les espèces pêchées et la pression appliquée par la pêche dans les différentes zones du lac Memphrémagog. On pourra donc gérer plus adéquatement et de façon durable les populations de poissons dans ce plan d’eau », note-t-il.

Une aide substantielle

À l’origine, seul le Vermont avait prévu conduire une telle collecte de données. Mais, après avoir appris ce que préparaient leurs collègues vermontois, des intervenants de la région ont jugé bon de s’associer au projet et ont entamé des démarches afin de dénicher du financement.

Les efforts déployés en vue de dénicher du financement pour la portion québécoise de l’étude ont été couronnés de succès lorsque la Commission des pêcheries des Grands Lacs, une organisation canado-américaine, a accepté de verser une somme de 250 000 $ aux trois partenaires du Québec.

Associée au dossier, la chargée de projet Alexandra Roy, de la MRC de Memphrémagog, souligne que les pêcheurs qui seront invités à participer à l’étude pourront le faire sans craindre quoi que ce soit puisque les données recueillies demeureront confidentielles.