La « maison blanche » sera démolie afin de permettre la construction du futur pavillon communautaire du Canton d’Orford.

Pavillon communautaire: le Canton d’Orford veut aller de l’avant

Le Canton d’Orford ira de l’avant avec son projet de pavillon communautaire, lequel entraînera la disparition de la « maison blanche ». La municipalité prévoit investir au maximum 1,7 million $ pour concrétiser son projet.

Le projet de pavillon communautaire a été présenté de manière détaillée lundi soir, à l’occasion d’une soirée d’information à la mairie d’Orford. Près de 60 personnes ont assisté à cette rencontre.

La future construction sera érigée en bordure du chemin du Parc, au cœur du village de Cherry River. Elle sera voisine du parc de la Rivière-aux-Cerises, un espace que le Canton d’Orford s’emploie à rendre plus attractif depuis quelques années, et prendra donc en partie la place occupée par la « maison blanche ».

On retrouvera une salle multifonctionnelle ainsi qu’un second espace de rencontre plus petit à l’intérieur du pavillon communautaire. On prévoit de plus que le hall d’entrée du bâtiment permettra non seulement l’accueil des visiteurs, mais également la diffusion d’œuvres artistiques et la promotion des entreprises du secteur touristique.

Selon les informations fournies par le Canton d’Orford, la superficie du bâtiment atteindra près de 300 mètres carrés. Une partie du pavillon sera construite au-dessus d’un petit bâtiment municipal existant déjà aux abords du parc de la Rivière-aux-Cerises.

La municipalité empruntera la somme de 1,25 M$ pour réaliser ce projet. Le reste de l’argent qui sera injecté dans la construction du pavillon proviendra de deux fonds municipaux distincts de même que du surplus libre du Canton d’Orford.

Une démolition

De toute évidence, la mairesse d’Orford, Marie Boivin, aurait préféré que le projet se concrétise sans qu’on touche à la « maison blanche », une résidence patrimoniale de valeur modérée. « C’est plate qu’on soit obligé de l’enlever de là. Je sais que des gens auraient aimé qu’on la garde », note-t-elle.

Mme Boivin soutient toutefois que sa municipalité n’avait d’autre choix que d’opter pour la démolition. « On a un rapport de 60 pages qui porte sur cette maison. Elle est d’une grande vétusté. Il y a des fissures dans la fondation, la capacité portante du deuxième étage est très limitée et un problème de moisissure important a été décelé », fait-elle notamment valoir.

Quoi qu’il en soit, la mairesse d’Orford juge le projet élaboré tout à fait pertinent. « Parmi les municipalités d’une certaine importance dans la région, on est une des rares à ne pas avoir de lieu communautaire. Je trouve que c’est merveilleux, aujourd’hui, de donner ça aux gens d’ici! »