Patrick Montmigny de Cookshire-Eaton a été condamné à trois ans de prison pour des gestes à caractère sexuel commis sur une fillette de cinq ans et un adolescent de 14 ans.

Patrick Montmigny écope trois ans pour des gestes à caractère sexuel

Patrick Montmigny de Cookshire-Eaton a été condamné à trois ans de prison pour des gestes à caractère sexuel commis sur une fillette de cinq ans et un adolescent de 14 ans.

La juge Claire Desgens de la Cour du Québec a retranché la détention provisoire de trois mois et 19 jours de la peine imposée, mardi, au palais de justice de Sherbrooke.

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« Rien ne va enlever les conséquences pour les victimes. La sentence que je rends représente la gravité des gestes commis et vous donne la possibilité d’aller vers une réhabilitation qui est un gage de protection durable du public », signale la juge Desgens.

Pour les 15 prochaines années, Montmigny ne pourra se trouver à proximité des endroits où pourraient se trouver des enfants de moins de 16 ans et de se trouver à moins de deux kilomètres du lieu de résidence des victimes.

Le nom de Montmigny sera inscrit au registre des délinquants sexuels à perpétuité.

L’individu de 40 ans a plaidé coupable en janvier 2018 à des accusations d’attouchements sexuels et d’exhibitionnisme en septembre 2017 ainsi que d’attouchements sexuels entre juin 2015 et septembre 2017.

En septembre 2017, Montmigny a profité de l’absence d’adultes autour d’un adolescent de 14 ans pour l’agresser sexuellement.

Il a baissé le boxer de l’adolescent et touché certaines parties intimes de l’adolescent qui dormait tout en se masturbant devant lui.

L’individu de 40 ans a été arrêté dans les instants suivants.

Lors de l’interrogatoire vidéo, il a admis aux enquêteurs de la Sûreté du Québec avoir fait des attouchements sexuels sur une fillette entre juin 2015 et septembre 2017.

« Écoutez, je pourrais demander pardon tant que je veux, mais j’ai de la misère à croire à mon propre pardon. J’ai des remords et de la honte. Je veux m’excuser de ce que j’ai pu faire subir. Je demande des excuses pour avoir fait ce que j’ai fait et d’avoir détruit. Je vais faire tout en mon pouvoir pour ne plus faire ce que j’ai fait. Je m’excuse envers les victimes, leurs familles et à tous ceux que j’ai pu atteindre avec ça » a affirmé un Patrick Montmigny très émotif devant le tribunal.

La procureure aux poursuites criminelles, Me Joanny Saint-Pierre

« Une trahison »

La mère de la victime a exprimé les conséquences de cette agression sur la vie de sa fille.

« Les enfants avaient confiance en lui. Lorsque l’adolescent est venu nous dire ce qu’il avait subi, je l’ai cru tout de suite. C’est une trahison. J’aurais aimé mieux qu’il me fasse mal physiquement à moi. Ma fille vit de l’incompréhension de ce qui s’est passé. Je me questionne sur ce qu’il a fait à ma fille. Je m’en veux de ne pas avoir protégé ma fille », signale la mère de la victime.

Montmigny a pleuré lors de la lecture de la lettre de la mère de la victime. Il a d’ailleurs sangloté et regardé au sol tout au long des observations puis de l’imposition de la peine.

L’avocat de la défense Me Jean-Guillaume Blanchette

Le jeune garçon victime a fait une déclaration écrite qui a été déposée au dossier de la Cour. Il n’a légitimement pas voulu s’adresser au tribunal.

« Un juge dans ce type de dossier est devant une situation émotivement difficile. J’entends la souffrance de part et d’autre. J’entends vos remords, mais les gestes odieux que vous avez commis auront des conséquences sur la vie de ces personnes. Je prends en considération l’ensemble des éléments, mais je ne veux pas diminuer la gravité des gestes que vous avez commis. La peine aurait pu être plus sévère. Si vous n’aviez pas confessé les gestes à l’égard de la victime, on n’en serait pas là aujourd’hui. Vous avez fait en sorte que le dossier se règle rapidement et que cette victime puisse recevoir des services dès aujourd’hui pour minimiser les impacts. Votre désir de faire une thérapie m’apparait nécessaire », a indiqué la juge Desgens qui a recommandé que Montmigny soit incarcéré dans un pénitencier qui présente des programmes pour les délinquants sexuels.

La peine a été imposée à la suite d’une suggestion commune de la procureure aux poursuites criminelles Me Joanny Saint-Pierre et de l’avocat de la défense Me Jean-Guillaume Blanchette.

Me Blanchette a justifié la suggestion commune en mentionnant que Montmigny était conscient des répercussions possibles pour les victimes. Il a mentionné que Montmigny a indiqué qu’il avait de la difficulté à comprendre les gestes qu’il avait commis et qu’il avait répondu à des pulsions.

« Mon client ne s’est pas enfermé dans la négation. Il reconnaît ces gestes », a indiqué Me Blanchette.

Il est important de ne pas confondre l’accusé avec le Patrick Montmigny de Cookshire-Eaton qui est contremaître chez Excavation René Saint-Pierre.