Laura Dénommée Patriganni, directrice générale de LAMRAC : « Ça a été un projet fastidieux qui a eu du mal à se mettre en branle. Mais on est rendu à l'étape de la réalisation et les travaux seront terminés avant le début de 2018. »

Passerelle au marais de la Rivière-aux-Cerises : début des travaux le 5 septembre

Le jour J approche à grands pas pour L'Association du marais de la Rivière-aux-Cerises (LAMRAC). Le 5 septembre, les travaux de reconstruction de la passerelle principale du marais s'amorceront enfin, ce qui générera sans doute un mélange de déception et de satisfaction parmi la clientèle de l'aire protégée.
« Ce seront de gros travaux pour nous. J'ai hâte qu'ils commencent. Les citoyens aussi attendent ça avec impatience même si la fermeture du sentier du Pionnier occasionnera certaines frustrations », déclare la nouvelle directrice générale de LAMRAC, Laura Dénommée Patriganni.
La reconstruction du sentier sur pilotis qui traverse le marais d'est en ouest était devenue une nécessité aux yeux des dirigeants de LAMRAC. La Ville de Magog a accordé un million $ à l'organisme pour lui permettre d'aller de l'avant. Le gouvernement du Canada lui a pour sa part octroyé 500 000 $ afin de l'aider à concrétiser son projet.
« Ça a été un projet fastidieux qui a eu du mal à se mettre en branle, soutient Laura Dénommée Patriganni. Mais on est rendu à l'étape de la réalisation et les travaux seront terminés avant le début de 2018. »
De bois et d'acier
Les travaux seront exécutés par l'entreprise Maurécon, qui a remporté l'appel d'offres lancé par LAMRAC ces derniers mois. Le Groupe ABS verra pour sa part au bon déroulement des travaux.
Avant le lancement d'un appel d'offres pour dénicher une entreprise qui réaliserait les travaux, LAMRAC avait demandé au Groupe SM de se pencher sur les différents scénarios envisageables pour reconstruire le long sentier sur pilotis traversant le marais de la Rivière-aux-Cerises.
« SM a fait une étude pour qu'on puisse savoir quelle serait la meilleure technologie, en fonction de multiples critères, pour refaire la passerelle. Finalement, on a de nouveau décidé de miser sur le bois et l'acier. »
Selon Mme Dénommée Patriganni, la future structure sur pilotis sera plus durable que celle qu'elle remplacera. Elle laisse entendre que sa durée de vie pourrait être de 50 ans, bien qu'aucune certitude n'existe à cet égard compte tenu de la nature du lieu où la structure sera construite.
« Les pieux que nous installerons seront enfoncés à différentes profondeurs, ce qui n'est pas le cas en ce moment. On s'assurera également que le bois ne touchera pas à l'eau une fois la construction terminée », explique Laura Dénommée Patriganni.
Au cours des années à venir, LAMRAC aimerait pouvoir reconstruire d'autres portions de ses sentiers sur pilotis dans le marais. « On espère les refaire dans un avenir pas trop éloigné. On va rester à l'affût des opportunités en terme de financement », déclare la directrice générale de l'organisme.