La profession médicale se féminise au fil des ans. Sur un total de 3863 étudiants en médecine, on compte 2434 femmes (63 %) et 1429 hommes (37 %). Du côté de la formation postdoctorale, il y a actuellement 2067 résidentes (55,7 %) et 1647 résidents (44,3 %).

Pas plus de médecins en Estrie en 2017

L’Estrie compte 920 médecins, le même nombre que l’année passée. Dans la plupart des autres régions, des effectifs médicaux se sont pourtant ajoutés. Voilà ce qui ressort du bilan déposé par le Collège des médecins du Québec, qui compile les statistiques annuelles sur les effectifs médicaux de la province.

En Estrie, on apprend qu’il y a 397 médecins de famille, quatre de plus que l’an passé, et 511 médecins spécialistes, deux de moins que l’an passé. Pour leur part, 12 médecins travaillent avec des permis de pratique restrictifs ou un permis délivré dans le cadre de l’entente Québec-France contre 14 l’an passé.

En date du 31 décembre 2017, il y avait 23 187 médecins inscrits au tableau de l’ordre pour la province entière, toutes spécialités et toutes régions confondues. De ce nombre, 9,8 % des médecins sont inscrits comme inactifs. Au total, on compte 261 médecins de plus en exercice au Québec qu’en date du 31 décembre 2016.

Dans la majorité des régions administratives, on observe une augmentation du nombre de médecins. Par exemple, on remarque une hausse marquée des effectifs médicaux en Outaouais (+36), en Montérégie (+52) et dans Lanaudière (+40). Ce n’est toutefois pas le cas de l’Estrie, dont le nombre de médecins actifs reste pratiquement le même que l’an passé.

Plus de femmes

La profession médicale se féminise aussi au fil des ans. Sur un total de 3863 étudiants en médecine, on compte 2434 femmes (63 %) et 1429 hommes (37 %). Du côté de la formation postdoctorale, il y a actuellement 2067 résidentes (55,7 %) et 1647 résidents (44,3 %). À titre de comparaison, le ratio parmi les médecins qui sont inscrits actifs est de 10 179 femmes (50,1 %) et de 10 134 hommes (49,9 %).

« Grande nouvelle pour moi : c’est la première fois au Québec, en plus d’avoir autant de médecins, que le nombre de médecins féminins dépasse le nombre de médecins masculins. Le plafond de verre est défoncé », a réagi le docteur Charles Bernard, président-directeur général du Collège des médecins.

Bien que les femmes médecins doivent parfois prendre des congés de maternité et s’occuper des tâches familiales en plus de travailler durant de longues heures, le Dr Bernard n’y voit pas de problème pour l’accessibilité aux médecins.
« Les maris ont des congés de paternité autant que les femmes ont des congés de maternité. C’est vrai, par contre, que les femmes, peut-être dans un certain nombre de cas, s’impliquent un peu moins ou font un peu moins d’heures, parce qu’elles ont des charges familiales. Mais où je vois qu’il y a une tendance, c’est qu’elles sont moins impliquées dans les activités autres que cliniques, dans les administrations » par exemple, note le Dr Bernard.

La proportion de femmes dans les facultés de médecine augmente d’environ 1 pour cent par année.

Enfin, il n’y a toujours pas autant de médecins généralistes par rapport aux médecins spécialistes que le souhaiterait le Collège des médecins. Le Collège a déjà évoqué le souhait de voir une proportion de 60-40, alors que selon le dernier relevé, il y avait 47,7 pour cent de médecins généralistes et 51 pour cent de médecins spécialistes. Le 1,3 pour cent qui reste a un permis restrictif ou un permis délivré dans le cadre de l’entente entre le Québec et la France.

Comme l’an passé, l’âge moyen des médecins actifs est de 50 ans.  - Avec La Presse canadienne