L’Escouade régionale mixte de l’Estrie avait mené une perquisition au local qui devait accueillir le William 1912 le 5 avril dernier dans le cadre de l’opération Ponce. L’un des motifs au soutien du mandat de la perquisition était que ces locaux servaient vraisemblablement du trafic de stupéfiants.

Pas de permis de bar pour le William 1912

Le bâtiment récemment rénové au cœur d’East Angus n’accueillera pas pour l’instant le pub le William 1912.

Dans une décision récente, la Régie de l’alcool des courses et des jeux (RACJ) du Québec a refusé d’accorder un permis d’alcool à l’établissement.

La Sûreté du Québec, qui s’opposait à la demande de permis de bar avec autorisation de spectacle, a réussi à convaincre la RACJ de ne pas l’accorder.

Le corps policier soulevait que des renseignements contradictoires sur les sources de financement du projet avaient été soumis et qu’un prête-nom était utilisé dans ce bar.

« La délivrance du permis demandé est susceptible de porter atteinte à la sécurité du public ou de nuire à la tranquillité publique », conclut la RACJ.

La Régie a retenu certains arguments de l’opposition policière pour rejeter la demande du pub le William.

L’Escouade régionale mixte de l’Estrie (ERM-Estrie) avait mené une perquisition au local qui devait accueillir le William 1912 le 5 avril dernier dans le cadre de l’opération Ponce. L’un des motifs au soutien du mandat de la perquisition était que ces locaux servaient vraisemblablement du trafic de stupéfiants.

La demanderesse du permis de bar du pub le William et son conjoint n’ont pas été arrêtés lors de cette opération.

Ce dernier avait fait l’objet d’une surveillance physique dans le cadre de l’enquête où il avait été vu avec un membre d’un groupe criminalisé.

LA RACJ précise qu’il n’y a pas de preuve directe que le financement du projet de la demanderesse du permis a un lien avec les fréquentations de son conjoint, mais ils ne peuvent écarter « que le William 1912 est susceptible d’être contrôlé par un groupe criminalisé avec lequel son conjoint semble entretenir des liens ».

« Force est de constater que les explications de la demanderesse en matière de financement demeurent nébuleuses et ont changé en cours de route. Les pièces documentaires ne sont pas très convaincantes non plus », explique la RACJ dans sa décision.