Les Écuries Rock Forest possèdent une trentaine de chevaux.
Les Écuries Rock Forest possèdent une trentaine de chevaux.

Pas d’aide pour les centres équestres

De nombreux secteurs ont subi les contrecoups de la pandémie de la COVID-19 et le milieu équestre n’y échappe pas. La copropriétaire du camping et de la ferme Pegasus, situé à Ulverton, Suzanne Serhan lance un cri du cœur en espérant obtenir des réponses des gouvernements. 

Depuis le début de la crise, les centres équestres ont dû cesser leurs activités. Toutefois, les chevaux ont toujours besoin d’être nourris et d’être soignés. Dans les derniers mois, les revenus sont pratiquement inexistants pour ces établissements. «C’est notre saison qui s’envole en fumée», avoue Mme Serhan. Elle croit d’ailleurs que certains chevaux pourraient être négligés en raison d’un manque d’argent. «Ça annonce beaucoup de chevaux qui pourraient être euthanasiés, c’est vraiment en dernier recours. Indirectement, ça va engendrer de la négligence. Le but est d’éviter ça.»   

La copropriétaire du camping et de la ferme Pegasus espère avoir des réponses des gouvernements. «Le but n’est pas de propager le virus, nous sommes prêts à prendre les mesures pour pouvoir reprendre au minimum nos activités, mais nous aimerions au moins une aide directe.»

Les Écuries Rock Forest sont également touchées par la pandémie. «On a des difficultés comme on ne peut pas donner de cours présentement. C’est notre plus grande source de revenus avant même les pensions », illustre la responsable de la gestion et instructrice aux Écuries Rock Forest, Julie Larochelle.

Mme Larochelle souligne que malgré l’arrêt des activités, les chevaux doivent rester en santé. «Ç’a été énormément de travail. Il a fallu entrainer tous nos chevaux. Certains chevaux donnaient entre deux et trois heures de cours par jour. Du jour au lendemain, ils se sont retrouvés sans cours.» 

Les propriétaires des Écuries Rock Forest, Dominique Maida et Donny Maida.

Julie Larochelle est également d’avis que le sort des centres équestres est tombé entre deux chaises. «Le gouvernement ne nous a donné aucune ressource. Nous avons été oubliés. Toutefois, on va passer à travers », avoue la dame.  

«C’est sûr que ça nous aiderait beaucoup que le gouvernement ait un plan pour les centres équestres, il y a un plan pour les chevaux de course, mais pas pour les centres équestres d’entrainement ou de loisir, affirme la copropriétaire des Écuries Rock Forest, Dominique Maida. Malgré tout ce qui est arrivé, nous avons trouvé des solutions. Nous avons pensé en dehors de la boite quand nous avons réalisé que nous n’allions pas avoir d’aide.»

Le centre situé à Sherbrooke a vu le jour il y a trois ans. «On n’a pas vraiment d’employés salariés donc l’entreprise n’entrait pas dans les programmes. On a été aidé par la Financière agricole Canada un petit peu pour faire les paiements, mais on n’a pas eu accès à un programme jusqu’à maintenant. Ça va peut-être changer avec ceux qui viennent d’ouvrir», indique Mme Maida. 

Le mouvement Soutien aux centres équestres du Québec a été créé dans l’optique de réaliser des collectes de fonds afin de permettre aux propriétaires d’écuries de nourrir leurs animaux. 

La Tribune a tenté de joindre l’organisme Cheval Québec sans succès.