La Ville de Magog et la CSS ont convenu de mettre à jour les ententes qui les lient en matière de partage de locaux et de plateaux sportifs.

Partage de plateaux sportifs : la Ville de Magog et la CSS négocient

La Ville de Magog et la Commission scolaire des sommets (CSS) ont amorcé des discussions en vue de signer une nouvelle entente concernant le partage de leurs locaux et plateaux sportifs. Ces discussions s’amorcent après de récents commentaires de l’ancien conseiller municipal Michel Bombardier au sujet de la surtaxe imposée aux jeunes hockeyeurs provenant des municipalités situées en périphérie de Magog.

Directrice de la culture, des loisirs et de la vie communautaire à la Ville de Magog, Linda Gagnon révèle que la CSS a « très bien accueilli » la demande formulée par la municipalité de revoir les ententes existantes.

Mme Gagnon laisse entendre que les ententes actuelles ne contiennent pas d’irritant majeur. En somme, il serait simplement temps d’effectuer une mise à jour. « On a toujours eu de bons rapports avec la CSS. Vous savez, c’est difficile dans d’autres municipalités de rentrer dans les écoles, alors qu’ici ça se passe bien de ce point de vue », affirme-t-elle.

Directrice générale de la CSS, Édith Pelletier souligne pour sa part que son organisation « revoit fréquemment » les termes de ce type de partenariat avec des municipalités. « On veut simplifier et améliorer les choses », note-t-elle au sujet des discussions entreprises avec la Ville de Magog.

« Déséquilibre »

En dépit de l’harmonie qui paraît régner, le président de la Commission des sports et de la vie communautaire de la Ville de Magog, Samuel Côté, soutient pour sa part qu’il existe maintenant un « déséquilibre » dans le partenariat unissant les deux organisations.

« C’était un partenariat qui était juste avant, mais maintenant le partage des plateaux sportifs n’est plus aussi équilibré », soutient M. Côté, tout en suggérant que le déséquilibre constaté est apparu après la naissance d’équipes de hockey à l’école de la Ruche.

« Taxe hockey »

Le président de la Commission des sports se montre par ailleurs préoccupé par l’enjeu de la surtaxe soulevé par Michel Bombardier. Lors d’une intervention durant une assemblée du conseil de ville de Magog, l’ancien élu avait affirmé qu’il était anormal qu’aucun joueur des Carnicas paie la surtaxe que la Ville réclame habituellement pour les jeunes hockeyeurs vivant en périphérie de son territoire.

« Il faudrait que la surtaxe soit aussi demandée aux joueurs de hockey des Carnicas, quand ils sont de l’extérieur de Magog, ou alors qu’on reçoive un montant additionnel de la commission scolaire pour l’utilisation de l’aréna. La situation actuelle créée du mécontentement chez les parents de hockeyeurs magogois », affirme Samuel Côté.

La mairesse de Magog, Vicki-May Hamm, préfère pour sa part que le dossier de la surtaxe, qui s’élève à 461 $ par enfant, ne soit pas étroitement lié à la question du partage des locaux et plateaux sportifs entre les deux organisations. « C’est plus avec les autres municipalités de la MRC de Memphrémagog qu’il faudrait discuter de cet enjeu », suggère-t-elle.

Dans la foulée, elle fait valoir que la fameuse « taxe hockey » disparaîtra, advenant que le projet de nouvel aréna voie le jour comme prévu. « Ce serait un organisme à but non lucratif qui gérera l’endroit. Donc, plutôt qu’une surtaxe, ce serait plus un partenariat entre les municipalités périphériques et l’OBNL que ça prendrait », mentionne Mme Hamm.

Rappelons que le projet de construction du nouvel aréna, à Magog, est évalué à 25 millions $. Une large part de l’argent nécessaire à la construction est attendue des gouvernements du Québec et du Canada. Deux patinoires seraient aménagées dans le futur bâtiment, où une série d’autres services seraient aussi proposés.