À droite sur la photo, la mairesse Marie Boivin souhaite que le Canton d’Orford contribue à la lutte aux changements climatiques. On l’aperçoit en compagnie de l’agente en communication Marie-Eve Cardin et de Léonie Lepage-Ouellette, chargée de projets au CREE.

Orford veut lutter contre les GES

Le Canton d’Orford souhaite favoriser le transport durable et la mobilité active chez lui. Pour arriver à cela, la municipalité a obtenu la collaboration du Conseil régional de l’environnement de l’Estrie (CREE), qui a réalisé un diagnostic de la situation sur le territoire municipal et émis des recommandations.

Le printemps dernier, 396 résidents permanents d’Orford ont répondu à un sondage en ligne à l’invitation de leur municipalité. Les répondants devaient tous avoir plus de 16 ans et provenaient de tous les secteurs du canton.

Le sondage a permis de constater que les destinations les plus fréquentes vers lesquelles les citoyens d’Orford se dirigent, lorsqu’ils quittent le territoire municipal, sont Magog, Sherbrooke et Montréal. Évidemment, ils se déplacent aussi régulièrement entre deux points à l’intérieur des frontières de leur municipalité.

Les répondants sont régulièrement seuls à bord de leur automobile lorsqu’ils circulent sur le réseau routier. Pas moins de 78,8 pour cent des déplacements réalisés par les résidents de la municipalité doivent être placés dans la catégorie « voiture solo ». Les gens pratiquent aussi le covoiturage, mais souvent avec des personnes de leur propre famille. Quant au transport actif, il ne représente que 2,9 pour cent des déplacements.

Cependant, le sondage révèle que bon nombre de citoyens d’Orford désireraient marcher ou utiliser leur bicyclette plus souvent pour se rendre là où ils le veulent. Pas moins de 61,6 pour cent des répondants appartiennent à ce groupe.

Il semble que, pour encourager les gens à se promener plus à pied ou à vélo, les autorités municipales devraient prioriser le développement du réseau cyclable local tout en investissant dans l’ajout de trottoirs et en rendant ceux existants plus sécuritaires. La création de nouvelles traverses piétonnes plairait par surcroît à plusieurs.

Parmi les répondants au sondage, on retrouve 36 propriétaires de voitures électriques ou hybrides. Mais 260 citoyens sondés ont indiqué qu’ils avaient l’intention d’acquérir un véhicule de ce type dans un horizon d’un an à quelques années.

Des mesures

Prenant acte du portrait dressé, le Canton d’Orford a décidé d’adopter des mesures pour inciter les gens à opter de plus en plus pour la marche, le vélo, le covoiturage et l’utilisation de véhicules émettant moins de gaz à effet de serre (GES).

En outre, Orford entend s’assurer que ses infrastructures routières deviendront plus sécuritaires lorsqu’il ordonnera des travaux pour les reconstruire ou les améliorer. La municipalité désire également, grâce à un « plan de connectivité », relier de manière plus claire les différents quartiers aux différents « points de services » locaux.

La municipalité songe par ailleurs à investir un peu d’argent pour favoriser l’utilisation de ses deux stationnements incitatifs, situés au parc de la Rivière-aux-Cerises et à la caserne de pompier dans le secteur nord de son territoire.

Mairesse d’Orford, Marie Boivin estime qu’il est temps pour la population de transformer ses habitudes considérant les problèmes causés par les GES à l’échelle de la planète. « Je crois qu’il est possible de permettre aux gens d’habiter où ils le veulent sans perdre de vue la situation. Mais il faut un développement intelligent pour faciliter la mobilité durable », affirme-t-elle.

Quant à la directrice générale de la municipalité, elle confie que le Canton d’Orford s’efforce de lutter contre l’étalement urbain du mieux qu’il le peut. « On a des valeurs et c’est un enjeu qui nous préoccupe », lance Danielle Gilbert.