À l'occasion de la Bell Cause pour la cause, ce 25 janvier, Bell invite à parler de la santé mentale, sur plusieurs plateformes, et s'engage à faire des dons pour la cause en retour.

On cause pour la cause?

COMMENTAIRE / Pour plusieurs personnes, ce 25 janvier n'a aucune signification particulière, mais pour une part grandissante de la population, elle marque la suite d'une longue croisade pour détruire la stigmatisation reliée à la santé mentale. Aujourd'hui, c'est Bell Cause pour la cause.
Combien de fois a-t-on entendu que la maladie mentale n'est qu'une simple fabulation des personnes qui en souffrent supposément? Beaucoup trop souvent. À maintes reprises, on entend des individus déblatérer sur le fait que les personnes vivent avec la maladie mentale sont tout simplement lâches et que tout ça ne se passe que dans leur tête. À les entendre, un coup de baguette magique et ça disparaît. Cependant, la réalité est à des années-lumière de ce qu'elles peuvent bien imaginer.
À proprement parler, je ne suis pas une victime directe d'une maladie mentale quelconque. Cependant, au cours des dernières années, j'ai été aux premières loges de ce sombre univers qui touche une personne sur cinq. En effet, une personne de mon entourage immédiat a été aux prises avec ce genre de maladie, soit l'anxiété et le trouble panique. Lorsque la nouvelle est tombée, c'était un véritable choc. Qu'est-ce que les autres allaient penser?
De ce fait, il arrive très souvent que dans de telles situations, une certaine partie de la population, mal à l'aise, préfère fuir plutôt que de venir en aide à ceux qui sont aux prises avec ces troubles. Au tout début, je dois dire que je ne comprenais pas trop le phénomène et ça me laissait bien perplexe. Évidemment, j'aurais pu suivre la parade et prendre mes jambes à mon cou. Par chance, j'ai préféré voir au-delà des premières barrières afin de saisir ce que c'était. J'ai fait mes recherches, j'ai tenté de comprendre au meilleur de ma connaissance ce que cette personne ressentait et, au final, je suis devenu en quelque sorte le pilier sur lequel elle pouvait s'appuyer lorsqu'elle sentait que tout s'écroulait. Au final, lorsqu'on regarde le tout froidement, je n'ai pas posé de gestes grandioses, loin de là. J'ai simplement été là pour l'écouter.
À force de travailler, de dénicher des solutions, de l'encourager à demander de l'aide et de toujours être là pour elle dans les moments les plus sombres, cette personne a progressé, un pas à la fois. Maheureusement, le type de maladie mentale dont elle souffre demeure toujours présent au fil des années, mais avec les bonnes ressources, ça se contrôle.
Cependant, il serait faux de croire que ça arrive comme par enchantement. Il est donc nécessaire d'aller chercher de l'aide et surtout de ne pas avoir peur d'en parler à un membre de votre entourage en qui vous pouvez avoir confiance.
Et c'est là toute la beauté de Bell Cause pour la cause. En parlant de la santé mentale et en encourageant la population à défaire les stéréotypes qui y sont reliés, les victimes de ce mal ont de moins en moins peur de sortir de l'ombre. La maladie mentale n'est pas une honte ni un signe de faiblesse, c'est une condition que notre corps développe, une maladie comme les autres au final. Malgré cela, deux victimes sur trois vont préférer souffrir en silence plutôt que d'aller chercher les ressources pour s'en sortir.
C'est pourquoi il est si important d'en parler, de détruire les tabous face à la maladie mentale. Soyez là pour les gens que vous aimez et qui souffrent en silence. Un petit geste de soutien compte bien plus que vous pouvez le penser.
Aujourd'hui, pour chacune des interactions suivantes, Bell s'engage à donner 5 sous :
Sur Twitter et Instagram, utilisez le mot clic #BellCause.
Sur Facebook, chaque fois que le vidéo Bell Cause est regardé.
Sur Snapchat, chaque fois que le filtre Bell Cause est utilisé
Pour chaque texto envoyé.
Pour chaque appel mobile et interurbain.
Depuis le début de la campagne, c'est 597 360 644 interactions qui ont été effectuées pour un total de plus de 6 millions en don du Fonds communautaire.