Olivier Tremblay a été président des Cantonniers pendant 10 ans.

Olivier Tremblay livre le combat de sa vie

COMMENTAIRE / La nouvelle est tombée comme une tonne de briques. L’état de santé de l’ancien président des Cantonniers de Magog Olivier Tremblay s’est grandement détérioré au cours des derniers jours au point qu’on a craint pour sa vie. Celui qui faisait encore du bénévolat pour les Cantonniers s’apprête maintenant à livrer la plus grosse bataille de sa vie.

Chez les Cantonniers et un peu partout dans la communauté, personne n’avait vu venir le coup. Au début du mois de novembre, l’ancien échevin de la ville de Magog donnait encore de son temps au salon VIP des Cantonniers lors de leurs parties locales. On avait bien remarqué son absence récemment, mais on croyait Olivier parti en vacances quelque part dans le Sud, ce qui faisait partie de ses habitudes de vie.

J’ignore si Olivier reviendra dans l’entourage des Cantonniers à moyen ou long terme. On lui souhaite surtout de se remettre debout. Le hockey, c’est bien secondaire actuellement. Mais il reste que de ne plus voir Olivier Tremblay dans l’entourage des Cantonniers sonne faux.

Après 10 ans à la présidence, Olivier Tremblay a cédé sa place à Renaud Légaré. Il n’a jamais été capable de couper les liens complètement. Les Cantonniers, c’est comme son bébé adoptif. Le bébé grandit, vole de ses propres ailes, mais on s’inquiète toujours de son avenir.

De tous les anciens dirigeants et bénévoles qui ont œuvré chez les Cantonniers depuis 1979, je n’en connais pas un seul qui soit demeuré dans le giron de l’équipe comme Olivier.

Pas pour épier les moindres gestes de son successeur en qui il plaçait toute sa confiance, mais plutôt pour se ranger parmi les supporteurs inconditionnels de l’équipe.

Olivier communiquait régulièrement avec moi pour commenter mes articles. J’avais droit parfois à ses réprimandes du genre ton titre d’article va fouetter l’autre équipe. Il me demandait mes impressions sur la nouvelle édition des Cantonniers et voulait connaître les joueurs à surveiller. Après un seul match il pouvait lancer en pleine face que j’étais dans le champ pour revenir me dire trois mois plus tard que j’avais l’œil juste. Du Olivier tout craché, mais on l’aime comme ça.

Cette saison, il me rejoignait régulièrement sur la galerie de presse pour la troisième période. Avec Christian Lord, un éternel fan des Bruins de Boston comme moi, on le passait dans le tordeur quand il nous cassait les oreilles avec son Bleu Blanc Rouge.

Mon cher Olivier, je suis prêt à entendre tes remontrances pour encore un sapré bout de temps. Tu avais surnommé Mathieu Perreault « Le Magicien ». À toi maintenant de nous sortir un coup de baguette. J’en connais un maudit paquet qui va pousser avec toi.

En terminant, pour le reste de la saison et en soutien à l’ancien président, les porte-couleurs des Cantonniers arboreront les lettres OT sur leur casque protecteur. Beau geste de l’organisation.