Une quinzaine de personnes ont arraché des plants de phragmite, qui se propage dans la baie Fitch dans le canton de Stanstead.

Offensive contre le phragmite à la baie Fitch

Une quinzaine de personnes ont participé à une activité visant à freiner la propagation du phragmite, une plante exotique considérée envahissante, à la baie Fitch dans le canton de Stanstead.

L’organisme environnemental Memphrémagog conservation inc. (MCI) a commencé à lutter contre la propagation du phragmite, à la baie Fitch, en 2016. La partie n’est pas encore gagnée pour l’organisme et ses alliés, mais le travail effectué mardi est clairement un pas dans la bonne direction, selon Ariane Orjikh, directrice générale du MCI.

« C’est sûr qu’on aurait aimé avoir plus de bénévoles pour notre activité, reconnaît Mme Orjikh. Mais on sait que c’est un travail épuisant même si les plants s’enlèvent assez bien dans l’eau. Les végétaux qu’on devait arracher s’étendaient sur 200 mètres et il en restait seulement sur une distance de 50 m à la fin. »

La directrice générale du MCI soutient qu’il est important de stopper rapidement la propagation de la plante envahissante à la baie Fitch, étant donné que cette portion du lac Memphrémagog recèle un écosystème très riche abritant en outre des frayères, deux espèces de tortue et de nombreux oiseaux.

« On a moins d’études sur les impacts de cette plante sur la faune, admet Ariane Orjikh. Par contre, on sait que les tiges du phragmite, une plante très présente dans les fossés de la région, peuvent s’accumuler et bloquer les frayères, par exemple. »

Mme Orjikh affirme qu’une nouvelle activité de contrôle du phragmite serait nécessaire à court terme à la baie Fitch. Mais elle ignore s’il sera possible d’en tenir une cette année, tel qu’elle le souhaiterait.