Marie-Claude Bibeau

Observatoire du Mont-Mégantic: Bibeau attend un plan stratégique

Les deux universités propriétaires de l’Observatoire du Mont-Mégantic (OMM), l’Université de Montréal et l’Université Laval, doivent élaborer un plan stratégique et développer un modèle de financement pour assurer la pérennité de l’Observatoire, rappelle la ministre du Développement international et de la Francophonie, Marie-Claude Bibeau.

« Elles viennent à peu près juste de déposer un projet de modèle. »

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La députée de Compton-Stanstead a réagi à l’inquiétude manifestée à propos de la survie de l’OMM, qui n’a encore aucune certitude quant à la suite de son financement, après la subvention actuelle de deux ans qui se terminera le 31 mars 2019.

Le député de Sherbrooke Pierre-Luc Dusseault a interpellé mardi le premier ministre Justin Trudeau, durant la période de questions à la Chambre des communes, lui rappelant sa promesse faite durant la campagne électorale 2015, de financer adéquatement l’OMM.

« Le dossier de l’Observatoire du Mont-Mégantic est pour moi une très grande priorité. J’y travaille depuis deux ans et demi en lui assurant un suivi très serré, main dans la main avec les gens de la région, afin de produire un très bon dossier. Nous avons obtenu un prolongement de deux ans pour son financement. Il faut comprendre que chacun a un rôle à jouer et se doit de faire ses devoirs. Les deux universités propriétaires, l’Université de Montréal et l’Université Laval, on leur a demandé d’élaborer un plan stratégique, avec une vision d’avenir, en développant un modèle de financement pour assurer la pérennité de l’Observatoire. Nous voulons bien les accompagner, car elles ont une grande responsabilité dans son financement », a d’abord insisté Mme Bibeau, jointe à Ottawa.

Le dossier de l’Observatoire, c’est remarquable, dans la région comment il suscite des émotions (...) c’est un dossier qui a un impact sur le développement économique et touristique. Mais ce n’est là qu’un volet. C’est aussi une infrastructure scientifique et nous cherchons à le financer à travers des programmes scientifiques, plutôt qu’à travers des programmes d’infrastructures ou de recherche. Cela doit être géré d’un point de vue scientifique. Le côté économique, jusqu’à maintenant, a mis un « plaster » à son budget pour assurer sa survie. »

« Comme le scientifique est sa raison d’être, il faut trouver le bon programme avec un modèle durable, en impliquant le fédéral, mais aussi le provincial et même le privé. On veut que ça marche. Nous laissons travailler les joueurs qui ont des devoirs à faire. Nous assurons un suivi de très près avec eux, avec mon adjointe de bureau de circonscription, Jacqueline Belleau, de façon constante. C’est un dossier pour lequel j’ai très confiance, j’ai beaucoup d’espoir qu’on va trouver une solution! » a-t-elle conclu.