Les changements apportés dans les stationnements du centre de santé de Magog ont dérouté plusieurs usagers mardi. On voit sur la photo deux usagères tentant d’utiliser un des nouveaux horodateurs installés sur place.

Nouveaux horodateurs au centre de santé : les Magogois devront s'adapter

L’arrivée de nouveaux horodateurs au centre de santé de Magog a créé une certaine confusion chez les usagers des stationnements de l’établissement magogois mardi.

Depuis lundi, les automobilistes qui entrent et sortent des stationnements du centre de santé de Magog n’ont plus à franchir une barrière. Quand les gens ne possèdent pas de permis de longue durée, ils doivent utiliser les nouveaux horodateurs installés par le Centre intégré universitaire de santé et des services sociaux (CIUSSS) de l’Estrie – CHUS.

Cette mesure a d’abord été appliquée à Magog, mais tous les établissements du CIUSSS de l’Estrie – CHUS possédant des stationnements payants sont visés. Le déploiement se terminera le 26 octobre.

La plupart des usagers rencontrés à Magog mardi étaient déroutés par les modifications apportées. Plusieurs ignoraient quoi faire pour payer leur place et n’ont aperçu que tardivement les nouveaux panneaux accrochés pour informer les gens des changements.

« J’ai constaté qu’il n’y avait plus de barrière à l’entrée, mais je n’ai vu aucune information, à l’entrée, relativement à ce qui remplace l’ancien système de paiement », soulignait un usager mardi après-midi.

Debout devant un des nouveaux horodateurs, une autre personne paraissait embêtée par les options que lui offrait l’appareil. « D’habitude, je viens seulement pour une vingtaine de minutes au centre de santé et je ne paie pas. Mais là ce n’est plus clair si j’ai encore droit à une courte période gratuite comme avant », a mentionné cette dernière.

Par contre, une troisième personne se déclarait heureuse que le paiement grâce au téléphone intelligent soit désormais autorisé. « Je trouve que c’est pratique comme mode de paiement, surtout à notre époque », a dit Julie Roy.

Lors de son passage au centre de santé de Magog, La Tribune a également constaté que de nombreux usagers ne stationnaient pas leur voiture de la bonne façon. Les véhicules doivent en effet être garés de manière à ce que leur plaque d’immatriculation soit visible sans difficulté à partir des allées de circulation.

De la déception

Pour sa part, Roger Beaulieu a vraisemblablement obtenu un permis de stationnement de longue durée sans trop de difficulté mardi. Il en était satisfait, mais se désolait que des règles instaurées récemment fassent en sorte qu’il n’a plus le droit d’utiliser le stationnement le plus pratique pour lui.

« Avant, j’avais accès à tous les stationnements, ce qui me permettait souvent de stationner mon auto tout près d’une entrée pour venir voir ma femme, qui vit au centre de santé. J’ai un poumon qui s’est affaissé et je pompe pas mal quand c’est venteux à l’extérieur. Je vais sûrement m’habituer, mais c’est moins pratique pour moi », confiait M. Beaulieu.

Une employée de l’établissement croisée par La Tribune s’est plainte elle aussi d’avoir un moins bon accès qu’avant aux stationnements. « Mes heures de travail sont différentes de la majorité des employés et j’ai de la difficulté à trouver de la place quand j’arrive à 15 h », a-t-elle affirmé.