Éléonore Pitre, Sarah Marchand, Colin et Marie Savoie-Levac de même que Béatrice Méthé forment le quintette Rosier, anciennement Les Poules à Colin.

Nouveau départ pour Rosier

Même après 11 ans à parcourir les scènes, le groupe Rosier, autrefois nommé Les Poules à Colin, continue de se renouveler. En Estrie, c’est au P’tit bonheur de Saint-Camille que le quintette présentera ses nouvelles couleurs.

Constitué de Sarah Marchand, Béatrice Méthé, Colin Savoie-Levac, Éléonore Pitre et Marie Savoie-Levac, le quintette avait besoin de faire peau neuve. Au nouveau nom s’ajoute un microalbum de quatre chansons paru le 27 septembre dernier.

« On était rendu à un point où l’on était prêt à changer pour quelque chose de plus représentatif de notre musique. Le nom Poules à Colin ne reflétait plus notre identité. Avec la sortie du microalbum, qui est aussi un virage stylistique dans notre musique, on s’est dit que c’était l’occasion de faire un pas vers l’avant », souligne Colin Savoie-Levac.

« On se donne le luxe d’un nouveau départ, tout en gardant les mêmes membres du groupe. On peut repartir sans avoir à garder le même son. C’est un petit cadeau qu’on se fait », ajoute-t-il.

Bien que les cinq musiciens aient formé le groupe en 2009, ils grandissent ensemble depuis bien plus longtemps. Ayant baigné dans la musique traditionnelle depuis l’enfance, les membres de Rosier continuent d’évoluer artistiquement.

« Il y a 11 ans, on était jeunes. Entre-temps, on a changé personnellement et musicalement. On a vécu plusieurs choses. Dans la vingtaine, il y avait cette quête d’identité en tant qu’artistes. Maintenant, notre cheminement transparait dans nos albums. On est un groupe homogène, une famille. Dans nos chansons, ça s’entend. Il y a une symbiose entre nous. »

Nouveau nom, nouvelle musique

Même si le groupe continue de faire de la musique traditionnelle folk, des touches d’indie, de jazz, de pop et de contemporain s’ajoutent à la signature de Rosier. Il n’y a donc pas de rupture draconienne avec Les Poules à Colin. Le quintette tenait à préserver une certaine continuité.

« Désormais, il n’y aura plus nécessairement de segments instrumentaux. Ce sera plus axé sur la chanson. Mais on s’inscrit encore dans le genre traditionnel. C’est le même procédé qu’avant, mais on y va plus à fond dans le côté moderne. On est aussi un peu plus honnête avec ce qu’on enregistre et ce qu’on écoute comme musique. En fait, on veut simplement faire de la musique qu’on aime », avoue Colin Savoie-Levac.

Pour le spectacle du 22 novembre au P’tit Bonheur de Saint-Camille, Colin Savoie-Levac promet plusieurs émotions.

« On va présenter un peu de tout. Des chansons de notre nouveau microalbum, des reprises et notre dernier album Morose, qui est sorti il y a deux ans. Ça va être un résumé de ce qu’on a présenté sur la route dans la dernière année », dit-il, en précisant que ce sera la première visite du groupe à Saint-Camille.

« On ne sait pas du tout à quoi s’attendre, enchaîne-t-il. On va être cinq artistes sur scène et on va faire de la musique traditionnelle, moderne et folk. On va espérer rire, pleurer un peu, mais il y aura assurément plusieurs couleurs sur scène. »

Après ce dernier spectacle de l’année 2019, Rosier sera sur les scènes de l’Océanie, soit en Nouvelle-Zélande et en Australie. Le groupe sera ensuite de retour en studio en préparation d’un nouvel album pour 2020.

Vous voulez y aller?

Rosier
Vendredi 22 novembre, 20h
P’tit Bonheur de Saint-Camille
Entrée : 31 $