Jonathan Blais menace de ne plus laisser passer les motoneiges sur ses terres de La Patrie. Il a installé des pancartes qui dénoncent la réforme des taxes foncières proposée par le gouvernement du Québec dont fait partie le député de Mégantic, Ghislain Bolduc.

«Nous n'avons pas d'autres moyens de pression»

«Nous n'avons pas d'autres moyens de pression.»
Jonathan Blais est un producteur de sirop d'érable de La Patrie. Comme d'autres agriculteurs de la région, il menace de fermer ses champs aux motoneigistes si un conflit avec le ministre de l'Agriculture n'est pas réglé d'ici le 1er février.
«Je suis membre du club de motoneigistes. Un bon pourcentage des sentiers de la région passent sur mes terres», mentionne-t-il.
«Mais il y a des limites. Le ministre Pierre Paradis veut diviser le monde agricole. En plus, il a le premier ministre Philippe Couillard derrière lui.»
M. Blais a contacté La Tribune jeudi matin pour pouvoir faire passer le message. Il souhaite que les gens prennent conscience du conflit qui se dessine au Québec. Il demande aux gens de faire pression sur les députés libéraux qui «suivent tous la ligne du parti» libéral dans ce dossier.
Il a déjà installé des pancartes le long des sentiers qui se trouvent sur ses terres. On y voit la photo du député de Mégantic Ghislain Bolduc et le titre «Le gouvernement se fout des agriculteurs».
M. Blais estime à 40 pour cent la hausse que lui imposerait la réforme des taxes foncières proposée par Québec. «On dirait qu'on ne tient pas compte de l'impact de l'agriculture dans l'économie», dit-il.
«Nous cohabitons avec les sentiers de motoneige sur nos terres avec plaisir. Nous faisons notre large part.»
Le président de l'UPA Estrie, François Bourassa, voudrait lui aussi trouver un autre moyen de pression. «On se fait dire ça souvent qu'on devrait prendre un autre moyen de pression», admet-il.
«Mais quand on répond à la personne de nous en trouver un autre, elle n'en trouve pas...»