Sylvain Gaudreault, porte-parole de l’opposition officielle responsable de la région de l’Estrie.

Northern Pass: « Joie contenue » pour l’opposition

Sylvain Gaudreault, porte-parole de l’opposition officielle responsable de la région de l’Estrie, a pris connaissance avec une « joie contenue » des propos du premier ministre Philippe Couillard, qui s’est dit favorable à l’enfouissement de la ligne d’Hydro-Québec qui doit traverser la forêt protégée du mont Hereford.

« Comme formation politique, le Parti québécois s’était positionné assez rapidement [dans ce dossier] et avait posé des questions à l’Assemblée nationale, alors je suis heureux de voir que le premier ministre se range à nos arguments. Mais je demeure quand même inquiet, je vais continuer de surveiller cela », a affirmé M. Gaudreault vendredi.

Pour lui, il est également crucial que le premier ministre appuie non seulement l’enfouissement de la ligne, mais aussi le contournement de la forêt Hereford. Il faudra aussi qu’Hydro-Québec entende la demande du ministre, ajoute-t-il.

La coalition SOS mont Hereford s’est pour sa part réjouie de la position du premier ministre en faveur de l’enfouissement de la ligne Northern Pass, ajoutant qu’il s’agit pour le regroupement d’une étape majeure dans le dossier de la sauvegarde du mont Hereford et de sa forêt. « Le compromis proposé par Forêt Hereford – l’enfouissement dans une partie de l’aire protégée, mais sous l’emprise de chemins municipaux et forestiers existants – permet d’en éliminer les impacts sur le paysage, de les minimiser sur l’écologie du milieu, tout en respectant les communautés qui devront vivre avec le déploiement de la ligne », a souligné Jacinthe Caron, directrice du Conseil régional de l’environnement de l’Estrie, qui fait partie de la coalition.

Tourisme Cantons-de-l’Est a énoncé une position semblable par voie de communiqué vendredi.

Trop peu trop tard pour Lac-Mégantic

Sylvain Gaudreault a également réagi aux nouvelles amenées par Philippe Couillard concernant la voie ferroviaire de contournement à Lac-Mégantic, un projet qui ne semble pas progresser rapidement. « Je suis quand même outré qu’on soit rendu à quatre ans du drame de Lac-Mégantic et qu’on ne soit pas plus avancés là-dessus, qu’il y a ait encore des trains qui circulent avec des matières dangereuses au centre-ville de Lac-Mégantic avec tout ce qui s’est passé. [...] Il faut que ce soit un engagement ferme, doublé d’une motivation ferme également à aller chercher la part du fédéral, je n’ai pas été rassuré par ce que j’ai lu [vendredi] matin », s’est exclamé M. Gaudreault, qui était ministre des Transports et des Affaires municipales à l’époque du déraillement.

« Je comprends qu’il puisse y avoir toutes sortes de situations, des expropriations, différents scénarios à évaluer... mais c’est incroyable qu’après quatre ans on obtienne juste un "oui peut-être" un peu timide du premier ministre », a-t-il résumé.