Jean-Claude Lapierre, propriétaire du Canadian Tire de Magog.

Non aux VR dans les stationnements magogois

Le conseil municipal de Magog a fait volte-face, lors de son assemblée publique de mardi soir, en annonçant que le camping en véhicule récréatif (VR), dans les stationnements commerciaux du territoire magogois, ne serait pas permis contrairement à ce qui était prévu.

Selon les commentaires formulés par les élus municipaux à la fin de l’assemblée de mardi, on comprend qu’au moins quatre conseillers ont préféré le statu quo, ce qui a empêché l’adoption de la modification réglementaire attendue.

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Rappelons qu’on souhaitait principalement permettre les séjours d’une nuit dans les stationnements commerciaux. Néanmoins, lors d’événements spéciaux comme la Fête des vendanges Magog-Orford, les VR auraient pu demeurer dans les stationnements pendant quelques journées consécutives.

« On est vraiment content de la décision du conseil, a commenté une des copropriétaires du Camping Magog-Orford, Natacha Bruguier. Nous, on avait parlé avec le conseiller Yvon Lamontagne pour lui partager notre point de vue, mais on ne sait pas exactement ce qui a fait pencher la balance. »

Mme Bruguier espère maintenant que la Régie de police Memphrémagog appliquera le règlement existant plutôt que de se montrer tolérante envers les propriétaires de VR fautifs.

« Vous savez, on en a des places dans notre camping pour les VR qui veulent s’arrêter pour une nuit seulement dans notre secteur. Et, quand on manque de place, on a des concurrents qui peuvent aider au besoin », a expliqué la femme d’affaires à La Tribune.

Dès le début de l’assemblée de mardi, le propriétaire du Canadian Tire de Magog, Jean-Claude Lapierre, avait plaidé pour l’option du statu quo. « C’est une question de sécurité, a-t-il affirmé. Dans les campings, il y a des règlements et ils sont là surtout pour assurer la sécurité des gens. Des limites de vitesse, par exemple, on n’a pas ça dans les stationnements. Ce n’est donc pas l’endroit idéal pour les VR. »

Des explications

La mairesse de Magog, Vicki-May Hamm, a admis qu’elle avait été étonnée par la décision du conseil municipal concernant le dossier des VR. « On était dans un entre-deux, dans le compromis. On aurait d’ailleurs été en mesure d’empêcher les séjours de plus d’une journée lors des événements. Les VR dans les stationnements, c’est un phénomène grandissant », a-t-elle fait valoir.

Les conseillers municipaux Jean-François Rompré, Samuel Côté et Nathalie Bélanger ont tous les trois reconnu avoir été déçus par la décision de la majorité des membres du conseil municipal.

Ayant rapidement affiché son opposition à l’orientation prise initialement, le conseiller Yvon Lamontagne a pour sa part accueilli la décision avec satisfaction. « Je suis très content et je pense que, si le conseil veut un autre règlement, il faudra bien consulter tout le monde avant de l’adopter. Les VR dans les stationnements, ça apporterait aussi du négatif. On doit en être conscient », a-t-il exprimé.