Le Lovering Biergarten des promoteurs Emmanuelle Ouimet et Ian Jeffrey ne pourra pas voir le jour tel que proposé à l’angle des rues Principale Ouest et Merry Nord à Magog.

Non au Lovering Biergarten

Le projet baptisé Lovering Biergarten ne verra pas le jour à l’angle des rues Principale Ouest et Merry Nord, à Magog. Le conseil municipal de Magog a en effet décidé, lundi soir, de mettre fin aux démarches entreprises en lien avec la proposition des promoteurs Emmanuelle Ouimet et Ian Jeffrey.

Lorsque le dossier du Lovering Biergarten a été traité par les élus lundi, le conseiller municipal Jean-François Rompré a demandé qu’un vote soit tenu. M. Rompré, Samuel Côté et Nathalie Bélanger ont voté contre l’abandon des démarches en cours. Mais leurs cinq confrères conseillers se sont prononcés en faveur de la résolution proposée.

Ces dernières semaines, la Ville de Magog avait été saisie d’une demande de registre signée par une trentaine de personnes. Cette demande, qui démontrait le mécontentement de plusieurs au centre-ville, a semble-t-il pesé lourd dans la balance.

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Les élus de Magog ne s’entendent pas

Pendant la période de questions à la fin de l’assemblée du conseil, quelques citoyens ont donné leur point de vue concernant le dossier du Lovering Biergarten, qui aurait principalement été composé d’une large terrasse et d’espaces de jeux.

Habitué des séances du conseil municipal, le citoyen Alain Albert a soutenu, au micro, que le dossier ne méritait pas toute l’attention qu’il a reçue. « La vision de la population, ce n’est probablement pas d’avoir des structures éphémères là, surtout qu’on parle d’un projet qui ne rapporte pas de taxes », a-t-il argué.

Une autre citoyenne, Ode Champigny, a pour sa part confié avoir été déçue par la décision des élus magogois. « Ça aurait été merveilleux, si ça avait marché. Je pense que ça aurait dynamisé le centre-ville. Il aurait fallu qu’on en parle plus », a-t-elle déclaré.

Les commentaires des élus

La mairesse de Magog, Vicki-May Hamm, n’a pas caché sa grande déception. « Dans ce type de dossier, on va jusqu’à l’étape de la signature du registre habituellement, a-t-elle affirmé à la fin de l’assemblée. La démarche amorcée n’était pas la meilleure, mais on l’a sabotée. »

Présidente du comité consultatif en urbanisme de la Ville de Magog, la conseillère Nathalie Bélanger a quant à elle soutenu que la « façon de faire du conseil était très cavalière. »

Durant le tour de table des élus, le conseiller Yvon Lamontagne a admis que l’emplacement choisi pour le projet le rebutait sérieusement. « C’est de loin le coin le plus achalandé de la ville. Je crois que ça aurait été terrible à cet endroit-là », a-t-il fait valoir.

Enfin, la conseillère Nathalie Pelletier a mentionné que le projet était « loin de faire l’unanimité dès le début. On aurait sauvé du temps si on avait tenté de le relocaliser avant d’amorcer les démarches. »