Le lac Massawippi figure parmi les plans d’eau les plus à risque en Estrie lorsqu’il est question de la prolifération de la moule zébrée. L’arrivée de cette espèce dans ce lac pourrait avoir un impact non négligeable sur l’écosystème de ce dernier.

Moule zébrée: le Massawippi toujours parmi les plus à risque en Estrie

La moule zébrée n’a pas encore fait son apparition dans le lac Massawippi. Voilà la conclusion à laquelle en arrive l’organisme Bleu Massawippi après avoir déployé des efforts non négligeables afin de déterminer si ce lac avait accueilli le mollusque tant redouté.

« Des plongeurs ont sillonné le lac systématiquement, des trappes à larves de moules ont été installées et une recherche d’ADN a été effectuée. Nous sommes certains de nos résultats », lance le président de Bleu Massawippi, Patrick Fréchette, tout en se montrant soulagé.

D’après M. Fréchette par contre, la communauté locale aurait tout intérêt à ne pas baisser la garde malgré les résultats obtenus au terme des recherches réalisées. « Plus que jamais, il faut redoubler d’efforts. Cette espèce envahissante se multiplie à deux pas de chez nous dans les lacs Memphrémagog et Magog. La situation est donc critique », souligne-t-il.

À ce sujet, il est possible de mentionner que Bleu Massawippi a récemment acquis une « unité mobile » de lavage de bateau à l’eau chaude. Cet équipement s’est ajouté aux stations de lavage préventif déjà présentes autour du plan d’eau, lesquelles jouent un rôle crucial dans la lutte à la prolifération de la moule zébrée.

Rappelons que, selon une expertise dévoilée l’hiver dernier, le lac Massawippi figure parmi les plans d’eau les plus à risque en Estrie lorsqu’il est question de la prolifération de la moule zébrée. L’arrivée de cette espèce dans ce lac pourrait avoir un impact non négligeable sur l’écosystème de ce dernier.

Une campagne de financement

Menant plusieurs dossiers de front, Bleu Massawippi annonce par ailleurs le lancement d’une campagne de financement dans le but d’amasser une somme de 150 000 $. La comédienne et animatrice bien connue Marina Orsini a accepté d’être la marraine de cette campagne.

« Il faut agir ensemble pour conserver la beauté et la santé de notre magnifique lac Massawippi. Pour nous, nos enfants et nos petits-enfants », lance Mme Orsini.

La comédienne se soucie d’autant plus de l’avenir du plan d’eau qu’elle possède elle-même une résidence à proximité de celui-ci, et ce, depuis plus de 20 ans maintenant.

Bleu Massawippi aimerait que de grandes entreprises, des municipalités, des fondations privées ainsi que des particuliers acceptent de s’engager à long terme dans le cadre de sa campagne de financement.

« C’est une question de mobilisation et de responsabilisation collective, soutient la directrice générale de l’organisme environnemental, Michèle G­érin. Le Massawippi n’appartient à personne, mais tout le monde le tient pour acquis. En cette période de bouleversements climatiques, les besoins augmentent à grande vitesse. Il est temps de prévenir, de penser autrement et de se donner les moyens d’intervenir. »