Lorsque les sentiers sont ouverts, des motoneigistes empruntent un tronçon de la piste cyclable près du boulevard Fortin, à Granby.

Motoneigistes: appel au respect du règlement sur les pistes cyclables

Bien que la saison de motoneige soit suspendue jusqu’à la prochaine tempête de neige, un avertissement a été lancé par les Motoneigistes du corridor permanent à la suite d’une plainte d’une citoyenne au Service de police de Granby. Des motoneiges empruntent la piste cyclable près du boulevard Fortin comme lien d’accès aux sentiers, ce qui est interdit.

La citoyenne, dans une communication avec La Voix de l’Est, avait signalé que des motoneigistes empruntaient rapidement la piste cyclable sur ce tronçon situé près d’un quartier résidentiel. Elle s’inquiète qu’un accident avec un piéton ou un cycliste survienne. Une plainte a aussi été déposée à la police. 

« C’est sûr qu’on n’a pas constaté l’infraction, souligne la porte-parole du Service de police de Granby, Caroline Garand. On a donné ça à l’équipe de soutien et on a conseillé à la dame d’appeler directement au poste immédiatement quand ça se passe pour que ce soit plus facile pour nous d’intercepter les fautifs si l’infraction est constatée. Les motoneiges n’ont pas le droit de circuler dans ce secteur. »

Si leur présence était constatée, les motoneigistes recevraient un constat d’infraction de 75 $ plus les frais pour ne pas avoir utilisé correctement la piste cyclable. 

« On a également fait appel au club de motoneige qui a envoyé une diffusion à tous ses membres, ajoute l’agente Garand. On espère que les gens puissent avoir l’information. » Une attention spéciale sera portée dans ce secteur lorsque la météo sera favorable à la pratique de la motoneige.

« Gros bon sens »

Le maire de Granby et président de la Corporation d’aménagement récréotouristique de la Haute-Yamaska (CARTHY), Pascal Bonin, a été avisé de la situation par La Voix de l’Est vendredi.

« Les motoneigistes sont habituellement assez respectueux. Il ne faut pas tous les mettre dans le même panier, croit le président de l’organisme qui gère les 97 km de pistes cyclables dans la région. Dans les zones urbaines, faut-il vraiment le dire que ça ne va pas là, des motoneiges ? Il faut faire attention à nos infrastructures que les chenilles peuvent endommager. Il y a un enjeu de sécurité, mais il y a aussi un enjeu de respect du gros bon sens. T’es pas en campagne, mais en plein milieu d’un périmètre urbain. Je sais qu’il y a des enfants qui utilisent la piste cyclable. Ce n’est pas la place. »

Il croit que l’utilisation de ce tronçon comme lien vers les sentiers balisés de motoneige est un acte égocentrique et un manque de jugement. « N’attendez pas d’avoir un événement malheureux. Il faudrait peut-être penser aux conséquences que peut amener un tel geste », conclut M. Bonin.

Quelques rebelles

Le président des Motoneigistes du corridor permanent, Jean-Maurice Saumier, est au fait de la situation. Il savait déjà, avant de recevoir l’appel du service de police, que certains motoneigistes circulaient sur la piste cyclable, en ville. 

« Ça fait des années que je vois des traces, mais je ne sais pas c’est qui. Ils l’utilisent pour se rendre au sentier près de la route 139, au lieu de mettre leur motoneige sur leur remorque, mais ce n’est pas un sentier pour nous. J’ai mis un avertissement sur notre site, mais c’est sûr qu’on ne peut pas être là tout le temps. »

La première publication a fait réagir quelques personnes, dont certaines critiquaient ces rebelles. D’autres, cependant, ont tout l’air d’être d’accord avec l’utilisation de la piste cyclable comme lien. « Faut pas virer fou non plus, les gens n’ont rien d’autre à faire que de chercher une façon de prendre les autres en défaut. Qu’est-ce que ça dérange sur une piste cyclable l’hiver ? », se questionne notamment une internaute. 

Après l’entrevue avec La Voix de l’Est, M. Saumier a publié à nouveau pour aviser ses membres qu’un article allait paraître à ce sujet. Les commentaires se sont faits plus acerbes encore. Certains disent que les gens sont heureux que les motoneiges tapent la neige, d’autres crient à l’intolérance de la part des résidents. Un autre propose de fermer les pistes cyclables qui empruntent le même tracé que le corridor permanent en été, puisqu’il ne peut avoir accès aux pistes en milieu urbain en hiver.

M. Saumier demande tout de même que le règlement soit respecté. 

« C’est sûr qu’on n’a pas constaté l’infraction, souligne la porte-parole du Service de police de Granby, Caroline Garand. On a donné ça à l’équipe de soutien et on a conseillé à la dame d’appeler directement au poste immédiatement quand ça se passe pour que ce soit plus facile pour nous d’intercepter les fautifs si l’infraction est constatée. Les motoneiges n’ont pas le droit de circuler dans ce secteur. »

Si leur passage était constaté, les motoneigistes recevraient un constat d’infraction de 75$, plus les frais pour ne pas avoir utilisé correctement la piste cyclable.

« On a également fait appel au club de motoneige, qui a envoyé une diffusion à tous ses membres, ajoute l’agente Garand. On espère que les gens puissent avoir l’information. » Une attention spéciale sera portée dans ce secteur lorsque la météo sera favorable à la pratique de la motoneige.

« Gros bon sens »
Le maire et président de la Corporation d’aménagement récréotouristique de la Haute-Yamaska (CARTHY), Pascal Bonin, a été avisé de la situation par La Voix de l’Est vendredi.

« Les motoneigistes sont habituellement assez respectueux. Il ne faut pas tous les mettre dans le même panier, croit le président de l’organisme qui gère les 97 km de pistes cyclables dans la région. Dans les zones urbaines, faut-il vraiment le dire que ça ne va pas là, des motoneiges? Il faut faire attention à nos infrastructures, que les chenilles peuvent endommager. Il y a un enjeu de sécurité, mais il y a aussi un enjeu de respect du gros bon sens. T’es pas en campagne, mais en plein milieu d’un périmètre urbain. Je sais qu’il y a des enfants qui utilisent la piste cyclable. Ce n’est pas la place. »

Il croit que l’utilisation de ce tronçon comme lien vers les sentiers balisés de motoneige est un acte égocentrique et un manque de jugement. « N’attendez pas d’avoir un événement malheureux. Il faudrait peut-être penser aux conséquences que peut créer un tel geste », conclut M. Bonin.

Quelques rebelles
Le président des Motoneigistes du corridor permanent, Jean-Maurice Saumier, est au fait de la situation. Il savait déjà, avant de recevoir l’appel du Service de police, que certains motoneigistes circulaient sur la piste cyclable, en ville.

« Ça fait des années que je vois des traces, mais je ne sais pas qui c'est, regrette-t-il. Ils l’utilisent pour se rendre au sentier près de la route 139, au lieu de mettre leur motoneige sur leur remorque, mais ce n’est pas un sentier pour nous. J’ai mis un avertissement sur notre site, mais c’est sûr qu’on ne peut pas être là tout le temps... »

La première publication a fait réagir quelques personnes, donc certaines critiquaient ces rebelles. D’autres, cependant, semblent être en accord avec l’utilisation de la piste cyclable comme lien. « Faut pas virer fou non plus! Les gens n’ont rien d’autre à faire que de chercher une façon de prendre les autres en défaut? Qu’est-ce que ça dérange sur une piste cyclable l’hiver? », se questionne notamment une internaute.

Après l’entrevue avec La Voix de l’Est, M. Saumier a de nouveau fait une publication pour aviser ses membres qu’un article allait paraître à ce sujet. Les commentaires se sont faits plus acerbes encore. Certains disent que les gens sont heureux que les motoneiges tapent la neige. D’autres crient à l’intolérance de la part des résidants. Un autre propose de fermer les pistes cyclables qui empruntent le même tracé que le corridor permanent en été, puisqu’il ne peut avoir accès aux pistes en milieu urbain en hiver.

M. Saumier demande tout de même que le règlement soit respecté.