Mont-Orford: les Sentiers de l’Estrie contre les tarifs aux randonneurs

Les Sentiers de l’Estrie demandent à la Corporation ski et golf Mont-Orford de ne pas imposer de tarifs d’accès aux personnes qui souhaitent s’adonner à la randonnée pédestre sur les terres que celle-ci exploite durant la belle saison. L’organisme joint ainsi sa voix à la Coalition SOS Parc Orford.

Directrice générale des Sentiers de l’Estrie, Nadia Fredette révèle que ce sont les membres de l’organisme eux-mêmes qui, réunis en assemblée générale annuelle (AGA) en début juillet, ont demandé qu’une intervention soit faite auprès des principaux acteurs du dossier. « L’AGA voulait qu’on prenne position pour le maintien de la gratuité », dit-elle.

Voilà pourquoi le conseil d’administration des Sentiers de l’Estrie a écrit une lettre qu’il a envoyée à la Corporation ski et golf Mont-Orford ainsi qu’au ministère de la Forêt, de la Faune et des Parcs du Québec. Une copie conforme a été acheminée à SOS Parc Orford.

Dans leur lettre, Les Sentiers de l’Estrie rappellent notamment leur mission et plaident en faveur du maintien de la gratuité pour les randonneurs à l’intérieur du domaine skiable de la station Mont Orford. L’organisme offre également sa collaboration pour qu’une solution soit trouvée dans ce dossier.

D’après Nadia Fredette, la gratuité constitue « un choix de société ». Elle ajoute qu’en facilitant l’accès aux terres gérées par la Corporation ski et golf Mont-Orford, on aide des gens à conserver ou à améliorer leur forme physique, ce qui a un impact positif en matière de santé publique.

Mme Fredette est forcée de l’admettre, Les Sentiers de l’Estrie exigent eux-mêmes que les gens paient pour avoir accès à la majeure partie des sentiers appartenant à leur réseau.

« Au mont Orford, les gens ont accès aux pistes de ski et à un chemin se rendant jusqu’à certaines infrastructures au sommet. Et, en plus, il s’agit de terres publiques. Dans notre cas, on parle de terres privées sur lesquelles on doit nous-mêmes créer des infrastructures à faible impact. On reçoit aussi peu de financement extérieur, sauf pour des projets précis à l’occasion », mentionne-t-elle.

Cela dit, Nadia Fredette assure qu’il n’est pas question que Les Sentiers de l’Estrie se transforment en une organisation militante. « On n’a pas nécessairement une solution précise à proposer. On intervient dans un esprit de collaboration. »