Un comité a été créé pour solutionner la crise déclenchée par l'annonce de la mise en place de tarifs pour les randonneurs à la station Mont Orford.
Un comité a été créé pour solutionner la crise déclenchée par l'annonce de la mise en place de tarifs pour les randonneurs à la station Mont Orford.

Mont Orford : un comité pour solutionner la crise

MAGOG — Un comité de neuf personnes sera créé afin de solutionner la crise déclenchée par l’annonce de la mise en place de tarifs pour les randonneurs à la station Mont Orford. Des membres de la Corporation ski et golf Mont-Orford ainsi que de la coalition SOS Parc Orford feront partie de ce groupe de réflexion.

Selon les informations obtenues, quatre représentants de la Corporation ski et golf Mont-Orford seront intégrés à ce comité. Il s’agit de Jacques Demers, Vicki-May Hamm, Marie Boivin et Simon Blouin. Les trois premiers sont des élus de la MRC de Memphrémagog tandis que le quatrième occupe le poste de directeur général de la corporation.

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Quant à elle, la coalition SOS Parc Orford aura deux représentants, en l’occurrence Mélanie Desrochers et Patrick Lagrandeur. Le député d’Orford, Gilles Bélanger, de même que des administrateurs de la Chambre de commerce Memphrémagog et de Tourisme Memphrémagog participeront également aux discussions.

« Les gens qui siégeront à ce comité ont tous à cœur le développement sain de notre montagne pour les générations à venir. Ils souhaitent trouver des solutions au défi de financement auquel nous faisons face pour permettre à notre joyau local de continuer à générer plus de 50 millions $ en retombées locales chaque année et à maintenir 350 emplois directs », affirme le président de la corporation, Jacques Demers.

La Corporation ski et golf Mont-Orford prévoit instaurer une tarification pour les randonneurs provenant de l’extérieur de la MRC de Memphrémagog à compter du 20 juin. Les habitants de la MRC de Memphrémagog profiteraient pour leur part d’un tarif préférentiel qui serait mis en place seulement à compter de 2021.

« La décision d’instaurer cette tarification a été prise avec grand soin au terme d’une réflexion rigoureuse sur la santé financière du Mont-Orford. Nous sommes ouverts à d’autres alternatives », assure cependant M. Demers.

Le président de la Corporation ski et golf Mont-Orford souligne que des coûts sont associés aux activités estivales de cet organisme, mais qu’aucun revenu ou presque n’est produit par celles-ci.

« On doit payer des assurances pour ce qui se passe à la montagne. Il y a aussi une facture liée au vandalisme beaucoup plus importante durant l’été. En plus, il faut surveiller le site et s’occuper de nos stationnements. Tout ça a un coût et on ne pense pas que ce soit aux skieurs de les assumer. »

Gilles Bélanger ne cache pas avoir été surpris par la façon dont la corporation a géré le dossier. Mais il déplore également le discours de la Coalition SOS Parc Orford, qui a laissé entendre qu’une « privatisation » de la montagne était en préparation.

« Je suis pour le développement quatre saisons de la montagne et de notre offre en matière de festivals. Et je trouve normal que les gens paient pour des services. Par contre, je sais que dans ce dossier la question de l’accessibilité est un enjeu majeur », déclare M. Bélanger.