Mini-maison en forme de tipi: «La balle est dans le camp de M. Beaudette»

La mairesse de Waterville justifie la décision de la municipalité de réclamer le démantèlement de la mini-maison de Serge Beaudette, qui n'a pas contacté les autorités municipales avant de l'ériger.

« La balle est dans le camp de M. Beaudette dans ce dossier-là, car il faut se rappeler qu'il a fait ses installations sans parler à la Ville, sans vérifier ce qu'il était possible de faire », explique Nathalie Dupuis.

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« Il va devoir aller chercher une autorisation de la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) pour lui permettre d'avoir une deuxième résidence sur le terrain, dont il n'est pas propriétaire. »

« On parlait d'un gazebo au début du projet, pour se rendre compte qu'il était finalement question d'un domicile habité en permanence. C'est un voisin qui a amené la situation à nos yeux quand il est venu demander la permission de se bâtir une habitation semblable. À la suite de notre refus, il a demandé pourquoi son voisin avait le droit d'en avoir un. C'est de cette manière qu'on a été mis au courant », poursuit-elle.

Nathalie Dupuis

La mairesse n'est pas opposée à l'idée d'avoir des mini-maisons de tous genres, mais croit qu'elles devraient être regroupées dans un quartier de manière à éviter d'en voir apparaître un peu partout.

« Avec l'arrivée sous peu du projet de coopérative d'habitation proposée par UrbanÉco, on aurait pu réserver un petit secteur pour des mini-maisons exclusivement. Il y a une ouverture de notre part, mais on veut un projet structuré qui a du sens. On ne veut pas qu'il y en ait ici et là, surtout pas quand une résidence est déjà construite sur le terrain », ajoute-t-elle, en tendant la main aux groupes intéressés à collaborer.

Même si l'empreinte écologique produite par la mini-maison de M. Beaudette est minime, le fait qu'il n'ait pas de champ d'épuration pose également un problème au niveau environnemental, selon Mme Dupuis.

« Le tipi de M. Beaudette est situé à proximité d'un milieu humide, il ne faut pas l'oublier », rappelle-t-elle. « Vu qu'il n'a pas de champ d'épuration, il doit rejeter des eaux usées directement dans le sol, ce qui pourrait contaminer le milieu humide qui est à proximité de ses installations. »

« On parle quand même d'un secteur agricole, donc on prend ce genre de chose au sérieux », conclut la mairesse, qui se dit prête à entendre M. Beaudette pour essayer de trouver une solution aux problèmes soulevés.