Depuis le début la Ville de Lac-Mégantic a voulu rendre bien visible le microréseau, en faire une véritable vitrine technologique. Dès l’été 2018 elle en présentait d’ailleurs les grandes lignes dans la Maison du microréseau, aménagée près de la promenade de la Marche du vent. Au printemps prochain, c’est un abri multifonctionnel qui sera érigé, près de la gare patrimoniale, pour interpréter ce microréseau et lui faire jouer tout son rôle de sensibilisation par rapport à la consommation énergétique auprès des Méganticois et des visiteurs. Le pavillon du microréseau, comme on l’appellera sans doute, sera lui-même équipé de 72 panneaux solaires qui vont permettre de réduire la facture énergétique de la gare. Hydro-Québec en financera les équipements et la Ville en assumera les coûts d’aménagement et d’intégration dans le milieu avec des partenaires locaux et des programmes dédiés à la reconstruction du centre-ville, précise-t-on.
Depuis le début la Ville de Lac-Mégantic a voulu rendre bien visible le microréseau, en faire une véritable vitrine technologique. Dès l’été 2018 elle en présentait d’ailleurs les grandes lignes dans la Maison du microréseau, aménagée près de la promenade de la Marche du vent. Au printemps prochain, c’est un abri multifonctionnel qui sera érigé, près de la gare patrimoniale, pour interpréter ce microréseau et lui faire jouer tout son rôle de sensibilisation par rapport à la consommation énergétique auprès des Méganticois et des visiteurs. Le pavillon du microréseau, comme on l’appellera sans doute, sera lui-même équipé de 72 panneaux solaires qui vont permettre de réduire la facture énergétique de la gare. Hydro-Québec en financera les équipements et la Ville en assumera les coûts d’aménagement et d’intégration dans le milieu avec des partenaires locaux et des programmes dédiés à la reconstruction du centre-ville, précise-t-on.

Microréseau de Lac-Mégantic : dans les éprouvettes

Jacynthe Nadeau
Jacynthe Nadeau
La Tribune
L’expertise et les connaissances développées à travers le microréseau de Lac-Mégantic visent plusieurs cibles.

La plus ambitieuse est sans doute de contribuer à « décarboner » 22 réseaux autonomes d’électricité qu’Hydro-Québec exploite pour desservir des communautés isolées au nord du 51e parallèle. Ces réseaux sont actuellement alimentés par des génératrices au diesel, un équipement dont l’empreinte carbone est très élevé. « Concrètement à Lac-Mégantic, explique Patrick Martineau, on va faire des essais de courte durée avec une génératrice développée à l’IREQ (Institut de recherche d’Hydro-Québec) pour opérer conjointement avec d’autres sources d’énergie comme le solaire et avec des systèmes de stockage. Le but est de pouvoir augmenter le taux de pénétration de ces énergies renouvelables dans nos réseaux autonomes. » 

Plus près de nous, le microréseau cherche aussi à déterminer des solutions pour diminuer les coûteux achats d’électricité lors des périodes de pointe hivernales et éviter ultimement des investissements dans le réseau principal d’Hydro-Québec. « Si des microréseaux peuvent répondre à leurs besoins de façon autonome pendant un moment dans ces périodes de pointe, ça permet d’aplatir les pointes de demandes », souligne Fabienne Joly. Le microréseau pourrait aussi permettre de maintenir une partie du service en cas de panne du réseau principal d’Hydro-Québec, ajoute-t-on. 

Dans les maisons de monsieur et madame Tout-le-Monde, c’est la domotique et l’efficacité énergétique qu’on mettra sous la loupe. « Hydro-Québec a annoncé le lancement d’une filiale pour tout ce qui est services énergétiques et gestion de l’énergie dans les bâtiments résidentiels et cette offre-là a été intégrée au microréseau », précise Patrick Martineau. « Hydro-Québec est aussi en train de développer une offre tarifaire dynamique pour les clients qui vont accepter de changer leurs comportements, comme de réduire leur consommation d’électricité à certaines heures critiques principalement en hiver. »

L’équipe d’Hydro-Québec a aussi inclus dans son projet des travaux qu’elle a menés l’hiver dernier pour accroître l’efficacité énergétique des condos commerciaux de la promenade Papineau et le confort de leurs occupants. Et elle prévoit inclure dans une deuxième phase des bornes de recharge pour les véhicules électriques qui feraient partie intégrante des échanges d’énergie. « En attendant il y a une borne de recharge à la gare qui sera connectée au microréseau et programmée pour aider la gestion de la pointe, détaille Fabienne Joly. Si on est dans une période de pointe et que la voiture n’a pas besoin de repartir tout de suite, la recharge va être différée pour aplanir la courbe de demande. »

Enfin, épaulé par l’IREQ, on est aussi aux balbutiements d’une communauté de pratique qui mobilisera les occupants du périmètre avec la Ville, les experts d’Hydro-Québec et les fournisseurs d’équipements. « Notre objectif, c’est de créer un savoir commun et d’apprendre tous ensemble, annonce Fabienne Joly. Parce que la technologie et son fonctionnement, c’est une chose, mais il faut se rappeler que la valeur ajoutée du microréseau, c’est qu’il y a de vraies gens dans la vraie vie qui y vivent. »