Les amateurs de quad et de VTT pourront maintenant emprunter le sentier Michel Desfossés à Asbestos. Michel Desfossés est ici accompagné de sa femme, Ginette Desfossés.

Michel Desfossés immortalisé

La trentaine de kilomètres de sentiers de quad et de VTT sur les haldes à Asbestos sera maintenant connue sous le nom de sentier Michel Desfossés. Plus d’une quarantaine de personnes ont rendu un vibrant hommage au grand bénévole vendredi matin à Asbestos.

Atteint de la SLA, M. Desfossées, 73 ans, ne parle plus depuis plusieurs mois, mais il a tout de même réussi à lancer un merci bien senti aux gens venus l’honorer. Il a été submergé par les émotions à de nombreuses reprises alors que ses amis et collègues prenaient la parole à tour de rôle.

Michel Desfossés a été l’instigateur du sentier de VTT à Asbestos. Il s’y est impliqué à 100 %. Il a lui-même opéré la machinerie pour concevoir le sentier.

« Il a travaillé, travaillé et travaillé, souligne sa femme Ginette Desfossés. Il a passé un été à ne faire que ça. Il aimait ça. Il a fait partie de toutes les coopératives à Asbestos, je pense. Tout le monde le voulait. Lorsqu’on lui a dit pour le nom du sentier, il était très content ».

Plusieurs personnes ont pris la parole dont le député de Richmond André Bachand et l’ancienne députée de la région Karine Vallière. C’est Jean Boisvert, l’ancien directeur de la Coop Métro Plus à Asbestos, qui a mis en branle cette idée de renommer le sentier. 

« Ça faisait plusieurs années que j’y pensais et je me demandais si quelqu’un allait se lever et reconnaître le travail de Michel, mentionne M. Boisvert. Il était sur les haldes du matin au soir. J’ai même essayé de le rémunérer à un moment donné, mais il ne voulait pas. Ça prit environ un an de travail. De le reconnaître de son vivant, je trouvais ça important. »

Bernard Coulombe, l’ex-président de la Mine Jeffrey, a travaillé en étroite collaboration avec M. Desfossés pour l’élaboration du sentier sur le terrain de la mine. Il ne pouvait être présent à Asbestos vendredi, mais il a tenu à rendre hommage à son ami lorsque rejoint par La Tribune. 

« C’est une personne que moi et ma femme estimons beaucoup et il mérite l’estime de beaucoup de gens. Il est vaillant, honnête et il a une bonne philosophie. »

Malgré la progression de la maladie, M. Desfossés se porte relativement bien.

« Il commence à être affecté aux bras et aux jambes, résume sa femme. Il ne parle plus depuis quatre mois, mais ça va quand même bien. Ça baisse tranquillement, mais ce n’est pas des chutes drastiques. On s’en va tranquillement avec ça. »