Megan Brodeur (au centre) fait preuve de constance à sa deuxième saison sur le circuit professionnel féminin américain, enchainant les victoires et les deuxièmes positions à un rythme soutenu.

Megan Brodeur ne lève pas le pied

La fierté de Coaticook a continué de performer à un haut niveau à Deadwood, au Dakota du Sud, où se tenait la quatrième épreuve de la saison de snocross. Ses exploits de la fin de semaine lui ont permis de se distancer davantage de ses opposantes, la plaçant en excellente position à la mi-saison pour défendre son titre.

Arrivée sur place quelques jours avant l’évènement pour s’habituer aux défis causés par la haute altitude et faire des ajustements sur sa motoneige, Megan Brodeur n’a rien laissé au hasard en vue de sa quatrième fin de semaine de compétition.

« On a décidé de partir plus tôt pour ne pas prendre de chance avec la température, car avec les vols, on ne sait jamais ce qui peut arriver. Ça m’a aussi permis de m’habituer au décalage horaire et à la haute altitude, en plus de faire les ajustements nécessaires sur ma motoneige pour qu’elle performe dans ces conditions », a expliqué la plus jeune championne de l’histoire du circuit professionnel américain après la compétitioin. 

Comme l’avaient prévu Megan et son équipe de mécaniciens, menée par son père Patrick, les conditions atmosphériques ont brouillé les cartes. La journée du vendredi a été marquée de problèmes mineurs limitant la puissance de sa motoneige. De petits ennuis qui ont toutefois été réglés juste à temps pour la course en fin de journée.

« On a eu de la misère avec nos réglages. Ma machine tirait moins bien que d’habitude. Mes départs étaient bons, mais je n’avais pas assez de puissance lors des qualifications », raconte celle qui a l’habitude de dominer méthodiquement cette étape. « J’ai eu un bon départ, je suis sortie en deuxième position. »

La nature du circuit de Deadwood, un ovale serré de distance extrêmement courte dans une arène de rodéo, a rendu sa poursuite de la meneuse très difficile pour plusieurs raisons.

« Pour donner une idée de la taille de la piste, le tour moyen prend environ 25 secondes. Ça fait en sorte qu’au fil des tours, on doit composer avec les retardataires qui sont dans le chemin », explique-t-elle. « En plus d’avoir à les dépasser à nouveau, la neige était très collante et restait dans les lunettes, donc j’ai manqué de temps pour rattraper la meneuse et j’ai fini deuxième. »

Un samedi parfait

Fort de son expérience de la veille, l’équipe de Megan Brodeur a apporté les changements nécessaires à sa motoneige à temps pour la deuxième journée de compétition. 

« La machine allait vraiment mieux samedi. Ça ressemblait beaucoup plus à comment je roule d’habitude », lance la jeune pilote. « J’ai gagné mes deux qualifications avec beaucoup d’aisance et j’ai connu un excellent départ en finale. Je me suis installée à l’intérieur et j’ai bien géré les retardataires. J’ai fini première avec une dizaine de secondes d’avance sur ma plus proche rivale. Sur ce circuit, c’est très important d’être en avant. »

Avec une première et une deuxième place lors des finales, Megan Brodeur a accentué son avance au classement général après quatre évènements. À la mi-saison, elle affiche une récolte de 350 points contre 310 pour Taven Woodie, sa rivale la plus près. La vétérante Marlene Andersen occupe le troisième rang avec 302 points. 

« J’ai accentué mon avance en fin de semaine, je suis maintenant à 40 points d’avance », indique-t-elle. « C’est bien, mais je n’ai pas du tout l’intention de ralentir ou de tenir rien pour acquis. Les courses vont se succéder rapidement les prochaines fins de semaine, j’ai déjà hâte à la prochaine. »

Megan Brodeur tentera d’améliorer son avance dès la fin de semaine prochaine à Mount Pleasant, au Michigan. Elle participera au Grand Prix Ski-Doo de Valcourt le dimanche suivant où sa jeune sœur Océanne participera à l’évènement de snowbike. 

« C’est beaucoup de choses à gérer avec les études, mais je n’échangerais pas mon horaire contre n’importe quel autre », conclut-elle, gonflée à bloc pour la deuxième moitié de saison.