Plusieurs membres du conseil d’administration de l’Association de protection du lac Mégantic (APLM) et de son bassin versant ont participé à l’opération d’éradication du myriophylle à épi dans les eaux de la marina du centre-ville de Lac-Mégantic, lundi. Dans la chaloupe, Robert Bellefleur et Jean Lavigne viennent de changer leur baril plein de la plante exotique envahissante pour un baril vide qu’ils vont aller remplir avec l’aide d’un plongeur dont les services ont été loués par leur organisme. Sur le quai de la marina, Nicole Charrette, secrétaire de l’APLM et conseillère municipale de Piopolis, Marie-Ève Théroux, chargée de projet et géomatique au COBARIC, le Comité du bassin versant de la rivière Chaudière, et Peter Manning, maire de Piopolis et coordonnateur du Comité intermunicipal de lutte contre le myriophylle à épi, leur prêtent main-forte.

Marina de Lac-Mégantic : les efforts contre le myriophylle à épi rapportent

Une offensive pour se débarrasser du myriophylle à épi a été effectuée à la marina du centre-ville de Lac-Mégantic, lundi, par les bons soins de l’Association de protection du lac Mégantic (APLM) et de son bassin versant.

Un plongeur, dont les services ont été loués par l’organisme, et plusieurs membres du conseil d’administration étaient sur place pour voir à la bonne marche de l’opération, qui jusqu’à maintenant porte fruit, puisque la prolifération de cette plante exotique envahissante a reculé depuis l’été 2018.

En effet, l’APLM estime que seulement de 20 à 40 pour cent de plants de myriophylles à épi se trouvent dans les eaux de la marina par rapport à ce qui s’y trouvait l’an dernier.

« C’est une petite opération d’urgence par rapport à la grosse opération industrielle de l’an dernier, que nous effectuons plus rapidement dans la saison que l’an dernier, car le trafic à venir dans la marina, durant les vacances de la construction, va beaucoup augmenter cette semaine et la semaine prochaine », a déclaré Robert Mercier, président de l’APLM, en entrevue sur le quai de la marina.

« Cette année, l’arrachage en sac se fait manuellement seulement, car le ponton acheté par les quatre municipalités n’est pas encore prêt. »

Le président était appuyé de la vice-présidente, Francine Moisan, de la secrétaire, Nicole Charette, des administrateurs Robert Bellefleur et Jean Lavigne, entre autres.

Une entente intermunicipale est effectivement intervenue entre Lac-Mégantic, Marston, Frontenac et Piopolis pour coordonner leur action, acheter un ponton et les équipements d’éradication du myriophylle. Un comité intermunicipal a aussi été formé, sous la responsabilité d’un coordonnateur, Peter Manning, maire de Piopolis.

« Une subvention de 40 000 $ a été obtenue du ministère de l’Environnement, par l’APLM, tandis que les quatre Municipalités contribuent pour un montant global de 30 000 $. C’est 72 000 $ au total pour le budget de l’opération. Un inventaire sera rédigé au terme d’une caractérisation effectuée cet été dans certains secteurs névralgiques du lac, les marais, les descentes de bateaux, etc. par le Comité du bassin versant de la rivière Chaudière (COBARIC), et la firme locale ProForêts », ajoute M. Mercier. 

« Nous remercions également des bénévoles qui viennent nous aider. »

Le COBARIC avait délégué sa chargée de projets et géomatique, Marie-Ève Théroux, qui participait aussi à l’opération éradication à la marina.

La MRC et son responsable des cours d’eau, Rémi Morin, collaborent au dossier par leur formation Sentinelle, qui s’adresse à des surveillants de la présence du myriophylle dans le futur.