Il ne faudrait pas se surprendre de voir le prix de l’essence augmenter dans la région. Le « prix réaliste » du CAA-Québec se situe actuellement à 1,29 $ le litre.

Marges au détail négatives à la pompe

À moins d’un miracle, le prix de l’essence sera appelé encore une fois à grimper dans la région. Le litre de carburant ordinaire se vend à perte actuellement.

« La marge au détail du litre d’essence est négative depuis le 18 mars à Sherbrooke », analyse Annie Gauthier, porte-parole du CAA-Québec.

« Je ne veux pas donner d’idée à personne, mais ça sent la hausse du prix de l’essence à Sherbrooke. Ça fait de sept à huit jours que la vente n’est pas rentable. »

Le prix affiché se situe à 1,19 $ le litre depuis quelques semaines. Selon les estimations du CAA-Québec, le « prix réaliste » est à 1,29 $. Certains ont pu voir 1,24 $ à la pompe dans certains secteurs de la région depuis quelques jours.

Au début de mars, on avait assisté sensiblement au même manège, alors que le prix de vente était à 1,12 $ et que le « prix réaliste » se situait à 1,19 $ durant quelques jours. 

À la fin janvier, à l’inverse, le CAA-Québec dénonçait les marges trop élevées des pétrolières en Estrie. On estimait que la marge se situe à environ 10 ¢ le litre.

Période de transition

D’autres facteurs pourraient provoquer une hausse du prix, ajoute Mme Gauthier. « Nous sommes en plus dans une période de transition dans l’industrie du raffinage. Le printemps, on passe de l’essence d’hiver à l’essence d’été. Ce qui fait que les raffineries ferment des lignes de production pour faire de l’entretien », explique-t-elle, lors d’une entrevue accordée à La Tribune.

« Cela crée une certaine rareté. Il y a aussi le fait que le printemps, la demande augmente, car les gens sortent plus. On remarque alors un impact sur les prix à la hausse. On voit ça souvent en mars, avril et mai. »

Selon le site « Info essence » du CAA, ailleurs au Québec les prix à la pompe pourraient aussi augmenter. Les indicateurs du Centre-du-Québec et de la Montérégie, notamment, montrent que les marges de profit sont minces. 

« C’est le temps de faire le plein, enchaîne Annie Gauthier. « C’est dur de dire quand la hausse aura lieu. À Sherbrooke, un prix de 1,29 $ ce n’est pas impossible. »

« Dans ces cas-là, il faut éviter de faire le plein quand c’est possible. Ou bien, on fait le plein ailleurs que dans la région, où le prix est plus bas. En Estrie, les détaillants situés le long de la frontière américaine vendent à des prix moins chers. »

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