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Le cortège s’est mis en route vers le Parc des Braves de Magog, vers 10h30 dimanche.
Le cortège s’est mis en route vers le Parc des Braves de Magog, vers 10h30 dimanche.

Manifestation contre les mesures sanitaires à Magog

Coralie Beaumont
Coralie Beaumont
La Tribune
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SHERBROOKE — Une manifestation contre les mesures sanitaires a eu lieu à Magog dès 10h, ce dimanche. La Tribune a recueilli les impressions de Magogois concernant cet évènement.

Selon la Régie de Police de Memphrémagog, 82 personnes ont manifesté et 13 policiers ont été mobilisés pour encadrer l’évènement. Un des organisateurs, Steeve Roy, pensait qu’un total de 1000 à 1500 personnes seraient présentes. D’une manière générale, la manifestation s’est déroulée dans le calme même si quelques constats d’infraction ont été donnés à des manifestants qui ne portaient pas le masque. 

« Les masques, le couvre-feu, c’est fini, on en veut plus de ça. Les restaurateurs, les gyms… c’est assez ! » clame un des organisateurs, le Magogois Sébastien Roy, au début de la manifestation. Arborant une étoile de shérif et un chapeau de cow-boy, il s’exclame qu’« à partir de cette semaine, on va faire appliquer nos lois, à nous ! S’il faut retourner dans le Far West, on va y retourner ! »

Interrogé concernant les conditions difficiles dans les hôpitaux, il monte le ton. « On n’a pas à payer, nous, pour le gouvernement qui a scrappé le système il y a 10 ans. Au lieu d’investir des millions dans la publicité, qu’ils investissent dans le système hospitalier ».

Retour au calme

Vers 10 h 30, dans un brouhaha de coups de klaxons et de quelques cris « Liberté », le cortège s’est mis en route vers le Parc des Braves de Magog où un organisateur affirmait que beaucoup de monde attendait déjà sur place. Toutefois, lorsque La Tribune est arrivée sur place avant le cortège, il n’y avait personne.

Plusieurs badauds ont même fait part de leur étonnement concernant l’arrivée d’une manifestation contre les mesures sanitaires. « Tant que les mesures sont respectées, ils ont le droit de manifester, mais on n’a pas à être d’accord avec eux », exprime Éric St-Arnaud. Son épouse, Mélanie Simon, renchérit, « Je pense que c’est un mouvement minoritaire dans la population québécois. Les gens autour de nous respectent les mesures ».

La gérante de la boutique Scrupule & Cie sur la Rue Principale de Magog, Marilyn Richard..

Non bénéfique pour les commerces

« J’ai vu ça la manifestation, je suis quasiment arrivée en retard, j’ai fait un détour, car ce n’était pas très agréable... Je pensais que c’était annulé ! » raconte Marylin Richard, la gérante de la boutique Scrupule & Cie sur la Rue Principale de Magog.

Elle ne pense pas que la fin des mesures sanitaires revendiquées par les manifestants serait bénéfique pour les commerçants et les restaurateurs. « Je pense que si on arrête toutes les mesures, ça va être une catastrophe ! On va revenir en arrière alors qu’il faut aller de l’avant ! Il faut vraiment faire ce qu’il faut pour s’en sortir et penser aux autres commerces qui ne sont pas encore ouverts », explique-t-elle. 


Elle est donc d’avis que le respect des mesures sanitaires en place est primordial. « Le couvre-feu pour la période d’hiver, c’est correct. C’est sûr que l’été c’est autre chose puisqu’on est ouvert tous les soirs, mais pour l’instant ça va ! »

Si Mme Richard reconnait le droit de chacun de manifester son opinion, elle ne pense pas que les manifestants contre les mesures sanitaires représentent une opinion majoritaire dans la population québécoise. « On en parle avec nos clients et ils nous disent qu’ils vont continuer à faire ce qu’il faut, qu’ils vont nous encourager », explique-t-elle.