La Ville de Magog veut récupérer les installations de l’ancien Club de tennis Memphrémagog, actuellement fermé.

Magog veut saisir le Club de tennis

La Ville de Magog a maille à partir avec le Club de tennis Memphrémagog, aussi connu sous le nom de Gym international. La municipalité souhaite plus précisément obtenir la résiliation d’un bail emphytéotique signé en 2001 avec l’entreprise ainsi que le paiement d’une importante somme due.

Afin de couper les ponts de façon définitive avec Club de tennis Memphrémagog, la Ville de Magog a déposé une requête devant la Cour supérieure. Elle pourrait enfin récupérer l’immeuble abritant le petit complexe sportif, si le tribunal lui donnait raison.

Selon les informations obtenues par La Tribune, la partie défenderesse n’a pas payé ses taxes foncières ni son loyer depuis environ trois ans. Au total, la municipalité évalue que le défendeur a omis de lui verser plus de 300 000 $.

« Certains mois, le Club de tennis ne faisait pas le paiement du loyer, mais l’argent finissait par arriver plus tard. La situation s’est par contre détériorée ensuite et les paiements ont arrêté », indique Marie-Pierre Gauthier, directrice adjointe du greffe et des affaires juridiques de la Ville.

Entretien déficient

Outre les taxes et le loyer impayés, la partie défenderesse aurait négligé l’entretien du complexe sportif, actuellement fermé pour des raisons obscures.

Dans le cadre de ses démarches pour récupérer son bien, la municipalité a constaté qu’une seconde entreprise avait obtenu la gestion du complexe sportif en signant un sous-bail avec Club de tennis Memphrémagog. Cette deuxième entreprise aurait par la suite elle-même conclu une entente de sous-location avec une troisième organisation.

« L’objectif avec notre requête est de faire table rase de tout ce qui a existé dans ce dossier, ce qui inclut les deux sous-baux, précise Marie-Pierre Gauthier. On estime que loi nous permet de faire ça. »

Me Gauthier laisse entendre que la Ville aurait aimé entreprendre plus rapidement des procédures à l’encontre de Club de tennis Memphrémagog. Il a toutefois fallu que la municipalité obtienne au préalable une interprétation pour une clause équivoque du bail emphytéotique.

Aucune date n’a encore été fixée pour l’audition de la cause. Mais la municipalité paraît confiante que la cour procédera relativement rapidement dans ce dossier.

La Tribune n’a pas réussi à joindre le propriétaire de Club de tennis. Par contre, elle s’est rendue au complexe sportif et a constaté que celui-ci était fermé. La direction invoque, dans une note collée sur une des portes, la nécessité d’effectuer des travaux pour expliquer la « fermeture temporaire ». Elle ajoute que la situation est hors de son contrôle.