Charles Vallières a récemment été nommé prêtre à Magog.

Magog: un prêtre de 35 ans entre en poste

Un vent de fraîcheur semble souffler sur les paroisses catholiques de Magog depuis l’entrée en poste du prêtre Charles Vallières, qui est âgé de 35 ans seulement.

Originaire de Granby et longtemps associé à la Famille Marie-Jeunesse, Charles Vallières a commencé à œuvrer à Magog en novembre dernier. Il agit à titre de vicaire et célèbre quelques messes toutes les semaines.

Le jeune prêtre se montre heureux d’avoir été transféré à Magog par l’archevêque Luc Cyr. « Je savais qu’il y avait des initiatives de nouvelle évangélisation qui germaient ici. C’était donc intéressant pour moi », confie-t-il.

D’ailleurs, on lui a rapidement demandé de se charger des nouvelles initiatives d’évangélisation et des dossiers jeunesse locaux. Il a évidemment accueilli ces deux missions à bras ouverts. « Il faut que ça bouge, sinon je vais déprimer », lance-t-il.

En outre, Charles Vallières mise beaucoup sur les « soirées de louanges » qui ont vu le jour en sol magogois ces derniers mois. Cette activité, qui se déroule au sous-sol de l’église Saint-Jean-Bosco, s’adresse principalement aux plus jeunes.

« On a de la musique faite par des musiciens locaux avec guitare électrique et batterie lors des soirées de louanges, révèle-t-il. On organise ça un samedi soir par mois pour le moment, mais on aimerait que ça devienne de plus en plus fréquent. »

En parallèle, un dimanche par mois, une messe aux accents pop-rock se tient à l’église Saint-Jean-Bosco. Charles Vallières souhaite, sans surprise, que la fréquence de ces messes augmente elle aussi.

« On va se donner un budget pour améliorer la qualité sonore dans l’église et ajouter certains éclairages pour que ces messes soient encore plus plaisantes. Également, on va travailler sur l’accueil des gens pour le rendre plus chaleureux et avoir un service de garderie pour les familles. »

Message pertinent

Charles Vallières estime que le message de Jésus-Christ demeure tout à fait pertinent, même en 2018. Par contre, il concède que l’Église catholique aurait avantage à se moderniser au Québec.

« Quand une messe ou une homélie est peu intéressante, c’est long pour les gens qui écoutent, avoue-t-il sans aucune difficulté. Les gens ont soif de vie spirituelle quoi qu’on dise. Mais il est peut-être temps de modifier notre approche. Le contenu est toujours bon tandis que le contenant l’est moins. »

Avant de devenir prêtre, Charles Vallières a connu une adolescence marquée par la « délinquance et la fête. Je n’étais plus bien dans ma peau à 19 ans. J’avais un mal-être profond. Je me demandais quoi faire de ma vie. J’ai rencontré Jésus et ça m’a transformé. »

Il espère un engagement réel de la part des fidèles de sa paroisse. Mais admet que chacun doit adapter sa pratique religieuse à sa réalité. « Quand on a une famille, on ne peut pas avoir une vie semblable à celle des moines de Saint-Benoît-du-Lac », illustre-t-il.