La Ville de Magog souhaite une amélioration de la qualité des services ambulanciers offerts sur son territoire et a adressé une demande officielle en ce sens à la Coopérative de travailleurs ambulanciers de l’Estrie.

Magog réclame un meilleur service ambulancier

La Ville de Magog souhaite une amélioration de la qualité des services ambulanciers offerts sur son territoire et a adressé une demande officielle en ce sens à la Coopérative de travailleurs ambulanciers de l’Estrie.

Directeur général de la Ville de Magog, Jean-François D’Amour estime que la situation « n’est pas optimale à l’heure actuelle à Magog », notamment parce que les ambulanciers desservant cette municipalité sont forcés de se rendre à Sherbrooke pour effectuer leurs changements de quart de travail.

« On croit qu’il y a une perte d’efficacité sur notre territoire quand les ambulanciers retournent en ambulance à Sherbrooke pour les changements de quart », déclare M. D’Amour.

Pour faire connaître sa position en lien avec ce dossier, le conseil municipal de Magog a adopté une résolution lors de sa plus récente assemblée publique. La résolution énumère une série de faits relatifs à la situation existante.

Entre autres, la résolution indique que trois ambulances desservent actuellement la région magogoise le jour alors que quatre véhicules ambulanciers sillonnaient ce territoire du matin au soir, à une autre époque. Le secteur concerné compterait plus de 13 municipalités et s’étendrait sur environ 400 kilomètres carrés.

Dans sa résolution, la Ville laisse également entendre que la ville d’East Angus a droit à un meilleur traitement de la part de la Coopérative de travailleurs ambulanciers de l’Estrie. « Elle est située à une distance similaire, mais les ambulanciers affectés à cette ville n’ont pas à aller faire leurs changements à la caserne de la rue Lesage, à Sherbrooke », note-t-on.

Enfin, Magog rappelle que les ambulanciers présents en sol magogois auront bientôt accès à des locaux tout neufs à proximité de l’intersection des rues Sherbrooke et Principale.

Solidarité

Selon les informations transmises par Jean-François D’Amour, le comité de vigie de l’hôpital de la région de Memphrémagog est à l’origine de la prise de position de la Ville.

« L’idée d’adopter cette résolution part du comité de vigie, sur lequel siège la mairesse Vicki-May Hamm et le directeur de notre service incendie, confie M. D’Amour. L’objectif qui est poursuivi est le maintien des services localement en fonction des besoins. »

Le directeur général ignore quelle sera l’issue du dossier à ce stade. Cependant, il sent que la Coopérative des travailleurs ambulanciers est sensible à la cause. « Les canaux de communication entre eux et nous restent ouverts », assure-t-il.

Par ailleurs, le préfet de la MRC de Memphrémagog, Jacques Demers, affirme qu’il aimerait obtenir plus d’information au sujet de la problématique observée. « Il est question d’un service d’urgence, donc il ne faut pas prendre ça à la légère », lance-t-il, ajoutant que la MRC n’a pas été interpellée dans ce dossier.

Rappelons que la MRC de Memphrémagog s’est vigoureusement battue, ces dernières années, pour que la Sûreté du Québec se dote enfin d’un poste sur son territoire. On voulait ainsi éviter que les policiers de la SQ desservant la MRC soient constamment en déplacement entre Sherbrooke et Magog en début et en fin de journée. Le corps policier a finalement répondu favorablement à la demande.