Magog: les citoyens doivent détruire la berce du Caucase

Les propriétaires, locataires ou occupants d’un terrain de Magog doivent détruire les plants de berce du Caucase qui y poussent.

On vient ainsi appliquer une modification au règlement général visant à faire accélérer l’éradication de cette espèce exotique adoptée en janvier dernier par les membres du conseil municipal.

Ces citoyens doivent aviser la municipalité et prendre les mesures nécessaires pour les détruire, indique-t-on dans un communiqué de presse.

La Ville de Magog veut lutter contre cette plante envahissante en raison du danger qu’elle représente pour la population. La berce du Caucase dégage une sève toxique qui réagit à la lumière et constitue par conséquent un risque pour la santé et l’environnement, signale-t-on.

« Des lésions cutanées semblables à des brûlures, parfois graves, peuvent apparaître lorsque la sève entre en contact avec la peau», précise-t-on.

« La Ville de Magog demande également aux citoyens de signaler la présence de cette plante sur leur propriété ou ailleurs sur le territoire de Magog en contactant le Service GO.»

La Ville de Magog dit avoir recensé dix sites où pousse la berce du Caucase, qui est présente depuis quelques années. Au cours des derniers jours, des citoyens ont contacté la municipalité pour avoir des informations, affirme Josiane K. Pouliot, coordonnatrice à la division environnement. «Les gens vont sur le terrain pour voir s'il y en a», dit-elle.

«Nous ne voulons pas prendre de risque que la population grandisse. Surtout que nous avons su qu'une personne partageait des graines parce qu'elle trouvait que c'est une belle plante.»    

Étant donné que la berce du Caucase peut facilement être confondue avec une variété de plantes inoffensives, il est recommandé de consulter la fiche d’information qui en décrit les caractéristiques, propose des techniques d’éradication et des précautions à prendre avant et pendant l’intervention sur le site web de la Ville.

La municipalité peut aussi offrir un accompagnement pour faciliter l’identification de cette plante et proposer des méthodes sécuritaires pour la détruire.

Les citoyens qui négligeront de s’y conformer pourront s’exposer à des amendes, frais et recours judiciaires, préviennent les autorités.

Récemment, on apprenait que la population de berce du Caucase est sous contrôle sur le territoire du Val-Saint-François. Malgré cet enthousiasme, certaines municipalités estiment qu’il faudra dépenser encore plusieurs milliers de dollars en vue de la maintenir sous un seuil raisonnable.

Depuis 2017, des municipalités de la MRC luttent contre la plus grande population, connue à ce jour au Québec.