Lors de l'assemblée du conseil municipal de Magog tenue lundi soir, la mairesse Vicki-May Hamm a annoncé que l'entreprise Divertigo ne pourrait aller de l'avant avec son projet d'hébertisme urbain à la plage des Cantons, évalué à 750 000 $.

Magog fait marche arrière sur Divertigo

Le conseil municipal de Magog a décidé de faire marche arrière et de ne pas permettre la concrétisation d'un projet d'hébertisme urbain à la plage des Cantons, en bordure du lac Memphrémagog.
Lors de l'assemblée du conseil municipal de Magog tenue lundi soir, la mairesse Vicki-May Hamm a annoncé que l'entreprise Divertigo ne pourrait aller de l'avant avec son projet d'hébertisme urbain à la plage des Cantons, évalué à 750 000 $.
Mme Hamm a fait valoir que la Ville de Magog a consulté la population avant de rendre sa décision, qui était attendue avec impatience par plusieurs citoyens. La municipalité a également reçu les recommandations d'experts chargés de la guider en ce qui concerne le développement de ses espaces verts.
«Un projet comme celui de Divertigo n'a pas sa place à la plage des Cantons, selon les commentaires qu'on a entendus, a déclaré la mairesse de Magog. Il faudra trouver le bon endroit où placer ce type de jeux.»
Si Vicki-May Hamm a gardé la porte ouverte à la concrétisation du projet de Divertigo ailleurs sur le territoire municipal, elle a cependant noté que l'hébertisme urbain ne pourrait faire son apparition à Magog avant 2019.
«Je trouve ça malheureux pour le promoteur Marco Patry, de Divertigo. Mais des analyses sont encore nécessaires et on devra probablement faire des investissements avant d'autoriser ce genre de projet chez nous», a-t-elle confié.
La mairesse a par ailleurs fait allusion au débat engendré après l'entrée en scène de Divertigo à la fin de 2016. «Il y a eu des déchirements regrettables à cause de ce dossier. Cela dit, le recul qu'on a pris nous a permis de regarder le développement de la Baie-de-Magog de façon plus globale.»
D'autres options
Le promoteur Marco Patry n'a pas mis de temps à réagir. Mardi, il a annoncé que «Magog n'est plus une priorité pour lui». Il a d'ailleurs amorcé des discussions avec d'autres municipalités et organisations intéressées à accueillir son projet, qu'il espère concrétiser en 2018.
En outre, M. Patry aurait entrepris des discussions avec la station Mont Orford, Sherbrooke Innopole et la municipalité de Bromont. Coaticook serait aussi prête à lui ouvrir les bras.
«Le conseil municipal a joué à la tortue, une fois que des citoyens ont commencé à manifester leur opposition, et certains élus ont eu peur de perdre leur élection en novembre prochain. Je n'ai pas senti une volonté réelle de trouver une solution quand les choses se sont corsées», indique-t-il.