Quelques dizaines de voiliers seulement seront mis à l'eau au quai MacPherson dans le cadre du projet-pilote auquel les élus municipaux de Magog ont donné leur aval récemment.

Magog autorise la mise à l'eau de voiliers au quai MacPherson

La Ville de Magog a hésité pendant plusieurs mois, mais elle a finalement décidé d'autoriser la mise à l'eau de voiliers au quai MacPherson, une décision qui plaira à plusieurs amateurs de voile.
Quelques dizaines de voiliers seulement seront mis à l'eau au quai MacPherson dans le cadre du projet-pilote auquel les élus municipaux de Magog ont donné leur aval récemment. Le projet-pilote se réalisera le printemps prochain.
Selon les informations offertes par la mairesse de Magog, Vicki-May Hamm, les élus de la municipalité sont ouverts à la réalisation d'un tel projet-pilote depuis des mois. « On l'avait priorisé, mais nos équipes n'ont pas eu le temps de le concrétiser ni au printemps ni à l'automne en 2016. Ça arrive qu'elles manquent de temps pour des projets en particulier », reconnaît-elle.
Cela dit, Mme Hamm admet également que les fonctionnaires affectés au dossier ne recommandaient pas aux élus d'aller de l'avant avec ce projet, et ce, pour des raisons de sécurité et de logistique essentiellement. « Ça prenait une tournure plus politique alors le conseil a tranché », déclare la mairesse de Magog.
Conseiller municipal à Magog, Jean-Guy Gingras est probablement l'élu ayant effectué le plus de démarches en faveur de la concrétisation de ce projet.
« On est allé voir le quai avec un spécialiste des grues et il nous a confirmé que la mise à l'eau des voiliers se fera sans difficulté à cet endroit. Le propriétaire du Grand Cru, André L'Espérance, ne voit pas d'inconvénient non plus même si son bateau ne sera pas loin », précise M. Gingras.
Le conseiller municipal ajoute que la Ville de Magog a l'intention de s'assurer que la mise à l'eau des voiliers « se fera de façon sécuritaire ». La municipalité se chargera de la coordination du projet.
« Au besoin, on fermera des accès pour être certain que ce sera sécuritaire, note Jean-Guy Gingras. Des gens ont prétendu qu'il y aurait des risques pour les piétons, mais les équipes du Grand cru et de la Ville se déplacent régulièrement dans ce secteur et ça se passe bien. »
M. Gingras rappelle qu'il était jusqu'ici coûteux ou compliqué de mettre à l'eau des voiliers au lac Memphrémagog. « Les Magogois devaient aller à Knowlton sur un quai vieillissant ou payer le gros prix pour le faire à Magog. »
Il croit par ailleurs possible que le projet-pilote suscite un fort intérêt parmi la population en raison de son aspect spectaculaire. « Pourquoi on aurait pas un festival de la voile chez nous? Ça correspondrait aux orientations de développement de la Ville », dit-il.