Le conseil municipal de Magog a adopté une résolution qui ouvre la porte à une modification du zonage dans le secteur de la station-service Ultramar et de la rue Milette.

Magog appuie un projet commercial au centre-ville

MAGOG - Le conseil municipal de Magog est en voie d'autoriser la construction d'une station-service plus moderne à l'angle des rues Principale Ouest et Saint-Patrice Ouest, un projet déposé par l'entreprise Estridev.

Lors de son assemblée de lundi soir, le conseil municipal de Magog a en effet adopté une résolution qui ouvre la porte à une modification du zonage dans le secteur de la station-service Ultramar et de la rue Milette. Deux conseillers municipaux, en l'occurrence Diane Pelletier et Jacques Laurendeau, ont signifié leur opposition à l'adoption de cette résolution.

Advenant son adoption sans modification, le projet de règlement 2677-2018-1 permettrait l'agrandissement d'une zone résidentielle, la création d'une zone commerciale-touristique et la modification des normes d'implantation dans le secteur concerné.

Dans le cadre du projet proposé par Estridev, le volet mécanique automobile de la station-service actuelle disparaîtrait. On installerait quatre pompes à essence et on ajouterait un dépanneur. Un service de commande à l'auto serait également implanté.

Comme certains de ses collègues, la conseillère municipale Nathalie Pelletier considère qu'une station-service n'a pas sa place à l'angle Principale - Saint-Patrice, considérant « la proximité du lac et qu'il s'agit d'une entrée de ville. » Elle est néanmoins prête à autoriser le projet puisqu'elle sent que la population adhère à celui-ci.

« C'est la troisième fois qu'on présente un projet pour ce lieu, a-t-elle dit lundi. J'étais fortement opposée les deux premières fois. Mais là les bâtiments à cet endroit ne cessent de se détériorer et, selon les discussions que j'ai eues, les citoyens du secteur et de la ville souhaitent le renouvellement des installations sur place. »

Le conseiller Yvon Lamontagne a également laissé entendre que la proposition ne l'enthousiasmait guère. « Le propriétaire profite d'un droit acquis et ce pourrait être long avant que des améliorations soient apportées aux installations. J'évaluerai la demande de changement de zonage en fonction de la réaction des citoyens », a-t-il noté.

Diane Pelletier a pour sa part souligné qu'elle s'opposait à la création d'un service de commande à l'auto, tel que le suggère Estridev. « C'est ma position compte tenu des risques de voir apparaître de nouvelles problématiques de circulation dans ce secteur », a-t-elle indiqué.