Romy Quenneville et Alexandre Pelletier agissent respectivement à titre de directrice générale et de président de l'Auberge jeunesse Magog-Orford, ouverte depuis peu.

Magog : l'Auberge de jeunesse dans un presbytère prend vie

Le projet d'auberge de jeunesse à Magog, lancé par Gilles Bélanger et Michel Lamontagne, a finalement vu le jour. Grâce à ce projet, le presbytère de la paroisse Saint-Patrice a été transformé en un lieu d'hébergement commercial. Ses dirigeants espèrent maintenant que la clientèle sera au rendez-vous.
Une somme d'environ 70 000 $ a été investie pour redécorer l'intérieur du presbytère, un bâtiment possédant une valeur patrimoniale forte, et faire en sorte qu'il respecte parfaitement la réglementation s'appliquant aux lieux d'hébergement.
Un total de 16 chambres sont disponibles à l'intérieur de la nouvelle Auberge jeunesse Magog-Orford. On compte parmi elles des dortoirs ainsi que des chambres individuelles, pour couples et d'autres encore pour les familles.
« On veut beaucoup axer notre offre sur les familles, affirme Romy Quenneville-Girard, directrice générale de l'auberge. On souhaite que nos coûts soient abordables pour cette clientèle. »
Difficile de prévoir quelle sera la réponse de la part de la clientèle, étant donné que l'ouverture de l'auberge est toute récente. Cela dit, Mme Quenneville-Girard soutient que les réactions sont « bonnes » parmi les gens qui ont jusqu'ici pris connaissance du projet et de ses objectifs.
« C'est vrai que c'est un défi parce que le concept des auberges de jeunesse n'est pas très connu au Québec, si on compare avec l'Europe. Mais on est confiant qu'on attirera une clientèle qui, autrement, ne serait pas venue dans la région », explique la directrice générale.
Romy Quenneville-Girard croit aussi que les équipes sportives en visite dans la région de Magog seront nombreuses à louer des chambres à l'Auberge Magog-Orford. À l'occasion, il est par ailleurs possible que l'auberge accueille des travailleurs ou des stagiaires oeuvrant au sein d'entreprises du milieu.
Pour voir au développement du projet, un organisme à but non lucratif a été créé. Ses administrateurs souhaitent concilier l'hébergement à prix modique à des objectifs communautaires, patrimoniaux et philanthropiques.
Il est d'ailleurs utile de rappeler que le projet a permis à la paroisse Saint-Patrice d'éviter de vendre son presbytère, une décision qui avait provoqué un vif mécontentement chez certains paroissiens.
« C'est un peu la vision de l'auberge espagnole, note Gilles Bélanger. Les clients auront la chance de découvrir notre belle région et de loger sur un site qui permet les échanges enrichissants dans des espaces conviviaux. Ce qui est positif pour la paroisse, c'est qu'elle n'a pas été forcée de disposer d'actifs importants puisqu'il s'agit d'une location. »