Le rapport du Bureau des audiences publiques sur l'environnement (BAPE), à propos de la voie de contournement ferroviaire du centre-ville de Lac-Mégantic, suscite beaucoup d'impatience parmi la population de Lac-Mégantic.

L'impatience grandit à Lac-Mégantic

Le rapport du Bureau des audiences publiques sur l'environnement (BAPE), à propos de la voie de contournement ferroviaire du centre-ville de Lac-Mégantic, suscite beaucoup d'impatience parmi la population de Lac-Mégantic. Le BAPE devait remettre son rapport lundi, au bureau du ministre David Heurtel, à la suite des audiences tenues à Lac-Mégantic, du 29 au 31 mai, à propos des cinq tracés possibles pour le trajet que pourrait emprunter la voie ferrée.
La Coalition des citoyens et organismes engagés pour la sécurité ferroviaire au centre-ville de Lac-Mégantic a envoyé une lettre au ministre, afin de maintenir actif le dossier et de susciter la publication du rapport le plus tôt possible.
« ... La reconstruction du centre-ville se voit freinée par les craintes des investisseurs qui souhaitent ardemment le démantèlement de la voie ferrée synonyme de danger... Le développement économique de notre ville est pris en otage par l'omniprésence du train de la mort au centre-ville de Lac-Mégantic. M. le ministre, il est grand temps de recommander la construction rapide de la voie de contournement ferroviaire à l'extérieur de la ville de Lac-Mégantic. La population a assez souffert des suites de la tragédie... » peut-on entre autres y lire.
« Le sentiment d'insécurité, ça s'accumule, reprend en entrevue le porte-parole de la Coalition, Robert Bellefleur. Les trains ne respectent pas notre quiétude. Le monde est rendu à bout! On n'a même pas de vacances, à moins de quitter la région! C'est intolérable! Ce que nous craignons du BAPE, c'est qu'il y ait tout un chapitre sur les divisions des municipalités sur toutes ces questions. Il faut un consensus des maires. »
Justement, le maire de Nantes, Jacques Breton, avoue qu'il a « hâte de lire le rapport du BAPE, pour voir s'ils ont tenu compte de ce qu'on leur a livré durant les audiences. Depuis celles-ci, tout est au point mort. Faudrait que ça bouge! Il faut accélérer le processus, le financement, le choix du meilleur tracé... La construction va prendre au moins deux ans et demi, après la préparation de l'ingénierie, les plans et devis, l'obtention de tous les accords gouvernementaux, il y a encore beaucoup d'eau qui doit passer sous les ponts. Et avec les élections à l'automne, allons-nous pouvoir terminer le dossier nous-mêmes? », a-t-il demandé.