Philippe Messier et Lynn St-Laurent, respectivement ingénieur de projets et porte-parole chez Hydro-Québec, ont rencontré la population méganticoise mercredi, de 14 h à 20 h pour expliquer le projet de ligne d’interconnexion électrique Appalaches-Maine, répondre aux questions et rassurer les propriétaires qui la verront passer sur leurs terrains ou en périphérie.

Ligne Appalaches-Maine : Hydro-Québec présente ses plans

Toute une équipe d’experts d’Hydro-Québec a tenu une journée complète de rencontre « portes ouvertes », avec la population élargie de Lac-Mégantic, au sujet de son projet de ligne d’interconnexion Appalaches-Maine. Cette ligne de 320 kilovolts partira du poste des Appalaches, situé près de Thetford Mines, pour rallier une ligne conductrice dans l’État du Maine, et desservir éventuellement le Massachusetts. La veille, la même opération avait été faite à Thetford Mines pour la population plus proche du point de départ, le poste des Appalaches.

Plus de 150 personnes ont ainsi rencontré des ingénieurs forestiers, de projets, en mécanique, électricité, des chargés de projet en environnement et des agents en expertise immobilière, travaillant tous pour Hydro-Québec, de même que Dr Michel Pépin, de la Santé publique. Ils ont pu expliquer en détail le projet, répondre aux questions, rassurer les propriétaires qui verront cette ligne emprunter un corridor, avec un pylône sur leur terrain ou tout près.

« Nous avons également pu leur expliquer ce que nous avons fait ces dernières semaines, pour une compréhension la plus fine possible des enjeux et toucher les éléments sensibles quant au trajet potentiel. Notre but est, si possible, d’optimiser ce tracé et les mesures d’atténuation pour les gens touchés par le projet. Des ajustements sont possibles, après ces consultations, comme le choix des pylônes pour en minimiser le nombre », explique Lynn St-Laurent, porte-parole d’Hydro-Québec.

« Nous sommes très respectueux et conscients de ce que peut impliquer un projet de grande envergure comme cette ligne pour les propriétaires impliqués. Je suis satisfaite de la journée, nous avons donné beaucoup d’informations, rassuré ceux qui avaient des inquiétudes. Plusieurs avaient des questions sur l’emprise, la hauteur des pylônes, les mécanismes de servitude, et aussi sur les dispositions financières de l’entente qu’on prend avec eux. Car il ne s’agit pas d’expropriation, mais d’une entente de gré à gré. La compensation financière est très normée, selon l’entente Hydro-Québec-UPA déjà signée », confie Mme St-Laurent.

La moitié des propriétaires rencontrés

« Mais il reste beaucoup de travail à faire. Nous avons rencontré environ seulement la moitié des propriétaires touchés. Il faut tenir compte de plusieurs critères pour compenser leur perte de revenus quant à l’utilisation de leurs lots. C’est un vaste projet qui sous-tend des considérations économiques, sociales, environnementales, techniques, touristiques. Nos lignes doivent rester linéaires le plus possible, car elles créent ainsi moins d’impacts que si elles zigzaguent… »

La ligne prévue sera jumelée pour une bonne partie à la ligne existante jusqu’au poste de Lac-Mégantic, d’où une nouvelle ligne partira pour aller jusqu’à un point du territoire de Frontenac, à la frontière, où se trouve le point de traverse vers le Maine.

Une équipe moins nombreuse d’experts d’Hydro-Québec reviendra à Lac-Mégantic pour rencontrer des entrepreneurs en construction et autres sous-traitants, le mercredi 12 décembre, de 9 h à 10 h 30, pour les informer sur le projet, sous le thème « Faire affaire avec Hydro-Québec ». La même démarche aura lieu à Thetford Mines, le jour précédent.

« Ils pourront ainsi en apprendre sur les perspectives et les prérequis en matière d’approvisionnements en biens et services », estime Lynn St-Laurent.