Une firme d’experts pourra procéder à une deuxième expertise sur le bâtiment de l'hôtel de ville de Compton, réclamée depuis longtemps.

L'hôtel de ville de Compton aura une deuxième expertise

Le groupe Action citoyens a obtenu une victoire majeure dans sa croisade pour sauver l’hôtel de ville de Compton. Une firme d’experts pourra procéder à une deuxième expertise, longtemps réclamée par le collectif.

À la suite d’intenses négociations avec les autorités municipales de Compton, le groupe Action citoyens a obtenu la possibilité de procéder à une nouvelle expertise du bâtiment de l’hôtel de ville le 19 octobre. Rappelons qu’une expertise avait été menée plus tôt cette année par la firme SM, à la demande du conseil municipal, et avait révélé que la structure est dangereuse et qu’elle devait être démolie.

« On a été obligés de négocier fort, mais on a réussi à obtenir ce qu’on voulait. Nos expertes et nos travailleurs de la construction peuvent habituellement faire de l’évaluation le vendredi après-midi seulement, mais on a accommodé les gens de la Ville en venant le matin », affirme le président du regroupement, Denis Loubier, heureux de ce développement dans l’affaire qui dure maintenant depuis trois mois.

Shellex Groupe Conseil, de Salaberry-de-Valleyfield, est la firme choisie pour procéder à la deuxième expertise par le cabinet d’avocats représentant le groupe. L’exercice sera beaucoup moins coûteux que la première fois, souligne M. Loubier.

« C’est drôle, mais faire la même expertise ne coûtera pas du tout un montant semblable. Celle qui avait été faite par la firme SM avait coûté 19 000 $. Notre firme va le même travail, mais elle nous charge seulement 8500 $ pour l’expertise », indique l’activiste, tenant à préciser que c’est leur comité qui paie l’entièreté de la facture.

La prochaine étape à la suite de la réception du rapport d’expertise sera la demande d’injonction interlocutoire, précise le cabinet d’avocats Richer & Associés dans son communiqué.

Le maire Bernard Vanasse est indifférent face à ce nouveau développement et il maintient que le conseil municipal n’a rien à cacher. « On a toujours dit que s’ils veulent faire une expertise sur le bâtiment à leurs frais, qu’ils le fassent. »