Les critiques formulées par le comité de vigie sur les soins de santé dans le Memphrémagog n’ont pas ébranlé le ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec, Gaétan Barrette, qui croit que l’hôpital de Magog continue à jouer pleinement son rôle dans son milieu.

L’hôpital de Magog utilisé de « manière optimale »

Les critiques formulées par le comité de vigie sur les soins de santé dans le Memphrémagog n’ont pas ébranlé le ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec, Gaétan Barrette, qui croit que l’hôpital de Magog continue à jouer pleinement son rôle dans son milieu.

Dans le cadre d’un entretien accordé à La Tribune, le ministre a d’abord réagi à la situation de crise rencontrée à l’urgence du centre de santé de Magog mercredi. Le taux d’occupation a grimpé à 285 %, ce jour-là, à l’urgence de l’établissement magogois, ce qui a fortement déplu au comité de vigie et à son président, Jean-Guy Gingras.

« Malheureusement, des situations comme celle vécue à Magog mercredi, on voit ça partout sur le territoire quand la grippe est forte, reconnaît le ministre de la Santé et des Services sociaux. Et, lorsque le vaccin contre le virus n’est pas efficace, la situation est encore pire. On ne peut pas battre la nature. Mais, vous savez, on n’est pas les seuls au monde dans ce cas. En Europe aussi, ils sont durement touchés. »

La situation s’est depuis améliorée à l’urgence de l’établissement magogois. N’empêche, vendredi vers 15 h, le nombre de personnes sur civière était encore supérieur à la capacité normale du service.

Quoi qu’il en soit, Gaétan Barrette estime que le centre de santé de Magog offre des services tout à fait adéquats à la population de la MRC de Memphrémagog. Il soutient d’ailleurs que la loi 10, adoptée ces dernières années, a eu un effet positif sur l’établissement magogois puisqu’elle a accru le rôle de certains spécialistes œuvrant sur place.

« Je ne suis pas au courant de tout ce qui se passe à Magog. Mais il y a, dans cette ville, un hôpital qui est utilisé de manière très optimale. Ce n’est pas une installation dont on diminue les services en ce moment », assure le ministre Barrette.

Évidemment, on pourrait arguer que la population est plus âgée, dans la MRC, et que les touristes sont nombreux à visiter le secteur en été, deux facteurs susceptibles d’occasionner une mauvaise estimation des besoins réels. Le ministre est toutefois catégorique : le réseau tient aussi compte de l’affluence touristique et du vieillissement de la population pour déterminer les ressources à accorder aux diverses régions.

Gaétan Barrette est d’autant moins inquiet de la situation à Magog qu’il juge « exemplaires » les administrateurs du Centre intégré universitaire de santé et des services sociaux (CIUSSS) de l’Estrie–CHUS. Il les juge de toute évidence aptes à prendre des décisions éclairées concernant les différents centres de santé existant sur le territoire du CIUSSS.

Pour sa part, Jean-Guy Gingras a révélé jeudi que, devant l’inaction du CIUSSS, il entendait sensibiliser le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, aux problèmes qui seraient rencontrés en sol magogois. Rappelons que des décisions relatives aux service de gériatrie et à la cafétéria du centre de santé ont aussi créé du mécontentement au sein du comité de vigie ces derniers mois.

Gaétan Barrette

Les horodateurs

Par ailleurs, M. Barrette laisse entendre qu’il ne peut être tenu responsable de l’insatisfaction existant à l’égard des horodateurs récemment installés dans l’ensemble des stationnements du CIUSSS de l’Estrie–CHUS.

« Il n’y a pas d’appel d’offres national pour l’ensemble des stationnements du réseau de la santé. Les administrateurs locaux ont des décisions à prendre au sujet de ces infrastructures. »

Dans la foulée, le ministre de la Santé et des Services sociaux remarque les horodateurs sont fort utiles puisqu’ils génèrent des revenus permettant de financer l’entretien des stationnements des hôpitaux. « C’est important considérant qu’on a un budget limité pour le système de santé au Québec », fait-il valoir.