Jacques Laval publie son premier essai intitulé De la mondialisation au local : changer d’échelle pour décarboner la planète.

L'heure est venue de passer à l'action, estime Jacques Laval

RICHMOND — L’état actuel de la planète inquiète bon nombre de personnes, écologiquement parlant. Considérant le réchauffement de la planète en passant par la surconsommation de la population qui l’habite, quelques modifications dans les habitudes de vie des citoyens s’imposent. C’est sur ces changements que s’est penché l’ex-enseignant en design industriel et auteur Jacques Laval en publiant son premier essai intitulé « De la mondialisation au local : changer d’échelle pour décarboner la planète ».

D’entrée de jeu, l’ex-enseignant au Collège Dawson à Montréal affirme qu’il est temps de passer à l’action. « Oui, il est primordial de réfléchir, échanger ses réflexions et envisager des solutions afin d’améliorer la situation mondiale, mais nous sommes rendus plus que jamais à les mettre en pratique », déclare Jacques Laval.

Selon l’auteur, la mondialisation n’arrive pas à la cheville de l’économie locale et soutenable, ni à celle de l’économie sociale pour vivre dans un monde meilleur.

« Qui a dit qu’il fallait absolument que certains produits soient seulement fabriqués en Chine? Nous sommes à même de créer des produits ici, plus près de nous, en utilisant des matériaux accessibles dans notre environnement proche. Ainsi, nous les rendrions réutilisables, réparables et esthétiques. Par exemple, un grille-pain fabriqué avec des objets récupérés et assemblés dans notre région serait réparable puisque les pièces seraient disponibles et plus accessibles. Ce serait une alternative au consommer-jeter du moment », ajoute le consultant en design.

L’essai publié en français et en anglais à la fin d’octobre est divisé en deux parties. La première traite de l’empreinte écologique de l’humain ainsi que ses façons de faire, par exemple via l’obsolescence, le consumérisme, la mondialisation et les multinationales.

« Des manufacturiers offrent sans cesse une version améliorée de leurs produits en prétextant que les précédentes sont désuètes et dépassées, alors qu’en réalité ce n’est qu’une opération cosmétique. Certains penseront que c’est normal, que c’est ça l’évolution et que les gens veulent du changement. C’est faux. L’obsolescence vise d’abord la rentabilité », affirme Jacques Laval.

« Dans la deuxième partie, j’élabore des idées à propos du changement d’échelle qui passe par le redéploiement soutenable de l’économie locale. L’objectif est de réduire nos émissions de carbone en nous offrant un mode de vie réfléchi, à échelle humaine et compatible avec les limites de l’espace régional auquel nous avons accès », explique celui qui a conçu, avec l’aide d’une équipe, le premier système domotique canadien.

Certains chapitres du livre De la mondialisation au local débutent par une mise en situation qui aide le lecteur à bien comprendre les intentions de l’auteur dans l’analyse du concept élaboré par la suite.

Des façons de faire comme le rapatriement des usines, la création de petites entreprises, la conception et la fabrication de produits soutenables, le développement d’un système de récupération détaillée et l’achat local sont ainsi expliqués et défendus par l’instigateur de l’essai économico-environnemental comme autant de solutions réalistes au mieux-être de la population.

L’auteur propose, au terme de son livre, un chapitre intitulé Futurologie où il entrevoit la vie sur Terre en 2030 puis et 2050 si les solutions apportées dans l’essai se concrétisaient.