L’évaluation foncière de l’ancienne usine de la compagnie Difco, à Magog, fait jaser dans cette ville.

L’évaluation de la Difco en hausse

La compagnie propriétaire de l’ancienne usine de Difco tissus de performance, à Magog, verra vraisemblablement son compte de taxes municipales augmenter au cours des prochaines semaines.

Selon les informations obtenues par La Tribune, la firme JP Cadrin et associés a acheminé une « requête en correction d’office » à la compagnie propriétaire de l’ancienne usine de textile, Anahid Hospitality Management. La firme a ainsi informé l’entreprise que l’évaluation foncière de sa propriété serait revue à la hausse.

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Invité à expliquer la situation, l’évaluateur Jean-Pierre Cadrin confie avoir récemment appris que le Centre intégré universitaire de santé et des services sociaux (CIUSSS) de l’Estrie-CHUS louait des espaces de stationnement situés sur les terrains de l’ancienne manufacture.

« Je viens d’être mis au courant que le stationnement de l’ex-Difco sert au CIUSSS à Magog. J’ai même obtenu une copie du bail conclu entre les deux organisations », révèle M. Cadrin.

Il faut rappeler que l’évaluation foncière de la propriété d’Anahid Hospitality Management s’élève à 200 $ uniquement, et ce, malgré que celle-ci comprenne une vaste usine. Une modification du zonage de la propriété, effectuée par la Ville de Magog ces dernières années, serait en bonne partie responsable de la situation.

La compagnie propriétaire du lieu dispose de quelques semaines pour s’opposer à la correction que JP Cadrin entend apporter. Advenant que ce scénario se produise, il se pourrait que le Tribunal administratif du Québec soit saisi du dossier.

Quoi qu’il en soit, il ne faudrait pas s’attendre à ce que le compte de taxes foncières rattaché à la propriété, qui reste inférieur à 2 $ par an, grimpe énormément. Les revenus de location que toucherait Anahid Hospitality Management pour son stationnement seraient relativement peu élevés.

Révision demandée

Jugeant dérisoire l’évaluation actuelle de l’ancienne usine de Difco, des citoyens associés au Collectif du quartier des Tisserands ont annoncé jeudi qu’ils réclamaient une révision de la valeur de la propriété. L’un d’entre eux, en l’occurrence Jean-Charles Blais, estime que sa valeur foncière atteint environ deux millions $.

Parallèlement, une vingtaine de citoyens de Magog, dont M. Blais et Daniel Bailleul, ont indiqué souhaiter une diminution de l’évaluation d’immeubles résidentiels qui leur appartiennent. Ils ont entrepris des démarches en vue d’obtenir ce qu’ils désirent.

Le Collectif du quartier des Tisserands poursuit deux objectifs. Il veut contrer une apparente iniquité fiscale existant entre les propriétaires de maisons du quartier des Tisserands et Anahid Hospitality. De plus, il espère favoriser la revitalisation de cette portion de la Ville de Magog, où résident de nombreuses familles à faibles revenus.

« La propriété d’Anahid Hospitality, de la Nouvelle-Écosse, n’est plus alimentée en eau, ni en électricité ou en chauffage. Rien n’est entretenu. Si les bâtiments perdent de la valeur, c’est à cause de la négligence du propriétaire », estime le collectif.