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Renaud Légaré, président et directeur-général de Cantonniers de Magog
Renaud Légaré, président et directeur-général de Cantonniers de Magog

L’état-major des Cantonniers déjoué par la candidature de Robidas

Jean-Guy Rancourt
Jean-Guy Rancourt
La Tribune
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Lorsque Stéphane Robidas a posé sa candidature pour succéder à Félix Potvin à la barre des Cantonniers de Magog, il était loin de se douter qu’il venait de chambouler le plan de match de l’organisation de l’équipe, plus particulièrement le président et directeur-général Renaud Légaré et le vice-président hockey et gouverneur Christian Lord.

Le tandem Légaré-Lord gérait le dossier du remplaçant de Potvin. Ils ont été à même de constater que diriger les Cantonniers représentait un rêve pour plusieurs. Les CV ont afflué rapidement auprès de l’organisation et, ce, dès l’annonce de la démission de celui qui a conduit les Magogois à la conquête de deux coupes Jimmy-Ferrari.

« Il était clair pour nous, devant la réponse qu’on obtenait, qu’on pourrait rencontrer quatre ou cinq bons prospects pour remplacer Félix. La principale difficulté aurait été de déterminer lesquels, car les bons candidats ne manquaient pas. On voulait aussi procéder sans perdre de temps. Puis est arrivée la candidature de Stéphane. C’était surréaliste pour nous puisque Stéphane est encore sous contrat avec les Maple Leafs de Toronto. Christian et moi avons convenu de le rencontrer rapidement. S’il y en a un qui a toujours eu le sigle des Cantonniers tatoué sur le cœur, c’est bien Stéphane. Il a joué avec nous; il a fréquenté l’école secondaire la Ruche; il a vécu en pension et il a été parent quand Justin a joué avec nous. C’est évident qu’il venait dans le haut de notre liste quand on ajoutait à ça sa longue carrière dans la Ligue nationale et son rôle de développement auprès des jeunes joueurs de l’organisation des Maple Leafs. L’art de développer un joueur, il connaît ça à fond », a indiqué Renaud Légaré.

« Il nous restait à discuter avec lui pour qu’il sache nos attentes et de notre côté connaître ses objectifs, sa philosophie du développement, sa motivation, de mentionner Lord. On a discuté durant plus de deux heures. On sentait déjà son enthousiasme, la passion qui l’anime. Il nous a fait sourire quand il nous a dit qu’il avait presque eu une révélation en s’installant derrière le banc d’un club-école des Maple Leafs durant quelques parties et qu’il avait ressenti de nouveau l’adrénaline du joueur qui lui manquait depuis sa retraite. Il voulait retrouver cette sensation le plus tôt possible. »

De renchérir Renaud Légaré : « pour certaines organisations cela peut être secondaire, mais pour nous à Magog, l’image du coach est importante, primordiale même. Je n’oserai jamais dire à mon entraîneur comment développer et diriger son équipe, mais je vais lui parler de son comportement derrière le banc, à l’entraînement, avec nos partenaires. Tout passe par le respect, la confiance mutuelle, être un bon père de famille pour nos joueurs. Un entraîneur qui gueule et gesticule, ce n’est pas pour nous à Magog, du moins tant que je serai en poste. À ce chapitre, Stéphane et Félix sont du même moule. »

Jeunes entraîneurs

Convaincus que Stéphane Robidas était leur homme, Légaré et Lord n’ont même jamais amorcé l’étape des entrevues avec les autres candidats. « À quoi cela servait de faire perdre du temps à ceux qui avaient postulé, leur faire miroiter de faux espoirs? Il fallait faire vite aussi, car Stéphane peut être appelé à partir à tout moment pour aller dans les filiales des Maple Leafs. On a donc décidé d’officialiser sa nomination sans perdre de temps », confie Légaré.

Celui-ci avait un message justement pour les entraîneurs de la relève. « Ce n’est pas évident de percer dans ce métier, mais ils ne doivent pas se décourager. Ne perdez jamais la passion, car on ne sait jamais quand la chance passera. Si je m’attarde à ceux qui travaillent dans notre structure intégrée en Estrie, ils font de l’excellent boulot. On le constate quand les joueurs débarquent à Magog. Continuez dans cette direction. »