Le territoire estrien est encore «sous haute surveillance» concernant la rage du raton laveur.
Le territoire estrien est encore «sous haute surveillance» concernant la rage du raton laveur.

L’Estrie «sous haute surveillance» pour la rage du raton laveur

Plusieurs municipalités de l’Estrie seront « sous haute surveillance » concernant la rage du raton laveur au cours des prochains mois.

Une zone située en Montérégie et en Estrie est considérée comme le territoire le plus à risque de réintroduction de la rage.

Les citoyens de ce secteur sont mis à contribution afin de signaler les animaux suspects, et ce, tout au long de l’année, selon le gouvernement québécois. Leur collaboration est essentielle, car, parmi tous les spécimens analysés, c’est chez les animaux signalés par les citoyens que les chances de trouver un animal atteint de rage sont les plus grandes.

En 2019, la zone de haute surveillance comprend 143 municipalités, territoires autochtones et territoires non organisés (TNO): 107 en Montérégie et 36 en Estrie. Ce nombre est sensiblement le même cette année.

Les personnes ayant été mordues ou griffées par un animal ou en contact avec sa salive, doivent consulter le site https://www.quebec.ca/sante/problemes-de-sante/a-z/rage-chez-humain/ pour en savoir plus sur les traitements possibles.

Si on soupçonne qu‘un animal sauvage est atteint de la rage, on doit se tenir à distance et signaler sa présence au 1 877 346-6763 ou remplir le formulaire en ligne à l’adresse https://mffp.gouv.qc.ca/la-faune/animaux-importuns-malades/signaler-animal-rage/. L’animal pourrait être récupéré pour analyse. Si on croit que son animal domestique est atteint de la rage, on doit consulter immédiatement son vétérinaire.

Dans la région estrienne, on ne prévoit pas d’intervention de vaccination contre la rage comme cela a déjà eu lieu dans le passé. L’épandage manuel et aérien d’appâts vaccinaux se concentrera en Montérégie, près de la frontière américaine. Le largage aérien se déroulera les 7 et 8 août au-dessus de territoires boisés de 32 municipalités. Au total, 175 000 appâts seront lancés du haut des airs. 

Depuis 2010, les opérations de contrôle ont pour objectif de maintenir le Québec exempt de la rage du raton laveur en évitant toute réintroduction en provenance notamment des États-Unis, où des cas de rage sont détectés chaque année non loin du sud du Québec, dans les États du Vermont et de New York.

Les appâts contiennent un vaccin destiné aux animaux sauvages et leur composition a été élaborée pour attirer spécifiquement certaines espèces plus que d’autres. Le vaccin contenu dans l’appât est considéré comme sécuritaire, tant pour les humains que pour les animaux domestiques et l’environnement. Il ne peut en aucun cas transmettre la rage aux humains ou aux animaux, précise-t-on. 

Cependant, si les appâts sont imprégnés de l’odeur humaine, ils risquent de perdre leur attractivité et leur efficacité. C’est pourquoi il faut éviter de les manipuler. 

L’appât vaccinal ressemble à un sachet de ketchup verdâtre ou à un ravioli vert kaki et dégage une odeur sucrée qui attire les espèces visées. Son enveloppe est conçue pour résister à l’impact d’un largage aérien et aux caprices de dame Nature. En raison de sa couleur « camouflage », une fois épandu, il se confond avec l’environnement et est très difficile à repérer par les humains.