Les ambulanciers en ont assez des horaires de faction

Les ambulanciers paramédics du Centre-du-Québec entreprennent une campagne d'information auprès de la population pour mettre en relief « le problème des horaires de faction ».
Ceux-ci entraînent une surcharge de travail ainsi que des délais de réponse trop élevés pour intervenir auprès de la population en situation d'urgence, dénoncent les ambulanciers paramédiques réunis au sein de la CSN.
Ils demandent aux élus de les appuyer dans la recherche de solutions à ce problème qui perdure depuis 30 ans.
« Dans notre région de la MRC de l'Érable, les paramédics ont des horaires de faction 7/14, explique le président du Syndicat des paramédics du Centre-du-Québec, Marc Lavertue. Pourtant, dans des villes comparables ailleurs au Québec, les paramédics travaillent selon des horaires à l'heure comme dans les grands centres. »
« Plus le volume d'appels est important, plus les paramédics croulent sous la charge et peinent à maintenir les services dans des délais optimaux, car, en partant, les horaires de faction impliquent des délais supplémentaires. »
Certains ambulanciers en horaire de faction vivent une semaine sur deux dans la caserne où est stationnée leur ambulance, un mode de vie peu propice à la conciliation famille-travail. Les paramédics peuvent demeurer en faction chez eux pourvu qu'ils résident à cinq minutes de la caserne.
Par conséquent, lorsqu'ils reçoivent un appel, ils doivent enfiler leur uniforme et se rendre jusqu'à l'ambulance avant même de commencer l'intervention.
Ce temps de mise en route allonge donc les délais par rapport à des horaires de travail à l'heure selon lesquels les paramédics sont affectés à leur ambulance pour une plage d'heures précises dans la journée.
Ces horaires de faction ont été instaurés dans les années 1980 afin de pallier la pénurie de main-d'oeuvre qui sévissait à l'époque. Celle-ci est complètement résorbée aujourd'hui. Dans plusieurs endroits où ces horaires de faction sont en vigueur, le bassin de ressources disponibles n'a pas augmenté au même rythme que la croissance démographique.