Les amateurs de vélo à roues surdimensionnées qui voudront se promener dans le parc du Mont-Orford pourront le faire sur trois sentiers distincts totalisant une douzaine de kilomètres. Le plus long fait le tour de l'étang aux Cerises et s'étend sur 8,4 kilomètres.

Les vélos de type fatbike seront admis à Orford

Les vélos de type fatbike sont enfin les bienvenus à l'intérieur du parc national du Mont-Orford. Mais attention, pour l'instant, les amateurs de vélo à roues surdimensionnées ne peuvent encore crier victoire, car ils seront uniquement admis dans l'aire protégée dans le cadre d'un projet-pilote. Si leur comportement n'est pas à la hauteur des attentes, on leur interdira à nouveau cet espace de conservation.
« Ça faisait un petit moment qu'on travaillait ce dossier et nous avons finalement décidé de faire un projet-pilote avec le fatbike pour voir si la cohabitation avec les autres usagers peut fonctionner », révèle la directrice du parc du Mont-Orford, Brigitte Marchand.
Les amateurs de fatbike qui voudront se promener avec leur vélo dans le parc du Mont-Orford pourront le faire sur trois sentiers distincts totalisant une douzaine de kilomètres. Le plus long fait le tour de l'étang aux Cerises et s'étend sur 8,4 kilomètres.
Sur les trois sentiers, les cyclistes partageront la route avec les amateurs de raquette. Les deux groupes peuvent cohabiter sans trop de difficultés, s'il faut en croire les résultats obtenus par d'autres parcs au Québec avec des projets similaires.
« Il n'a jamais été question de miser sur une cohabitation entre les fatbike et le ski de fond. Les skieurs de randonnée sont une clientèle vraiment importante pour nous et les vélos risqueraient de briser les pistes dans lesquelles ils se promènent. Si les propriétaires de fatbike ne respectent pas l'interdiction d'aller dans ces sentiers qui s'applique à eux, on devra reculer », explique Brigitte Marchand.
Durant les derniers hivers, il n'était pas rare de voir des vélos à larges roues rouler dans le parc du Mont-Orford, une fois la nuit tombée, et ce, même si ce territoire leur était interdit.
« En notre absence, il y avait effectivement des gens qui venaient en faire en soirée avec des lampes frontales sur la tête et ça nous forçait à intervenir auprès des fautifs, note Mme Marchand. Je ne crois pas qu'il faudrait miser sur le fait que ces vélos vont disparaître. C'est pourquoi je préfère qu'on encadre cette activité chez nous. Ça nous permet aussi de nous assurer que c'est fait sécuritairement. »
Un code de conduite a été élaboré afin d'encadrer les personnes qui pratiquent l'activité. De plus, de nouveaux panneaux ont été installés à différents endroits, à l'intérieur de l'aire protégée, pour s'assurer que chacun demeure sur les bons sentiers.
Pour que son projet soit plus complet, le parc du Mont-Orford s'est associé à Vincent Renaud, qui possède deux boutiques de sport dans le secteur de Magog, dont une au pied du mont Orford.
« On louera des fatbikes à notre boutique de Magog et à celle du mont Orford. Un sentier accessible à ce type de vélo permettra aux gens de commencer à rouler dès leur départ du magasin. Je suis très favorable à l'initiative annoncée. Cette activité continuera sûrement à progresser pendant les prochaines années », exprime M. Renaud.
Notons en terminant que deux activités de démonstration organisées par une compagnie spécialisée auront lieu durant l'hiver dans l'aire protégée. Les gens auront alors la chance d'enfourcher un fatbike et d'en faire l'essai.