Les travaux du poste de la SQ avancent rondement

Les travaux de construction du futur poste de la Sûreté du Québec dans la MRC de Memphrémagog progressent à un bon rythme. Tout laisse croire que le bâtiment sera livré à la SQ au plus tard au début de l'été 2018.
Sélectionnée au terme d'un appel d'offres, la firme Gératek est chargée de la construction du futur poste, qui aura pignon sur rue à proximité de l'échangeur 123 de l'autoroute 10.
Le projet coûtera environ 6,5 M$, si on inclut les coûts de construction ainsi que ceux liés à la conception des plans et l'ingénierie. Assurée de récupérer l'argent investi grâce aux revenus de location, la MRC de Memphrémagog s'est engagée à construire le bâtiment.
Directeur général de la MRC, Guy Jauron affirme que le projet chemine rondement. «On suit le calendrier établi, assure-t-il. La grève qu'on a connue dans la construction a provoqué l'arrêt du chantier, mais on n'a aucun retard à l'heure qu'il est. L'automne exceptionnel qu'on vit, en ce moment, favorise la réalisation de tels travaux.»
Difficile de prévoir à quel moment exactement des policiers s'installeront dans le futur poste de la SQ, compte tenu des délais imprévus pouvant survenir. Impliquée dans le dossier, la Société québécoise des infrastructures est néanmoins confiante que le bâtiment pourra les recevoir d'ici une dizaine de mois.
Préfet de la MRC de Memphrémagog, Jacques Demers est évidemment ravi que les travaux soient en cours. «On n'est plus stressé, maintenant que le chantier est en marche. On sait qu'on aura enfin un poste bientôt», note-t-il.
Pendant des mois, la MRC de Memphrémagog a fait pression sur le gouvernement du Québec pour que la SQ respecte son engagement écrit de construire un poste à l'intérieur de son territoire. Les élus avaient accueilli avec soulagement la décision d'honorer cet engagement en 2015.
Rappelons que les policiers de la SQ qui desservent le territoire de la MRC sont basés à Sherbrooke. À tous les jours, ils sont donc forcés de rouler sur une distance de quelques dizaines de kilomètres pour aller patrouiller les zones desservies et retourner au quartier général à la fin de leur quart de travail. Les élus de la MRC estiment que ces allers-retours causent une perte d'efficacité.