Un match de la Ligue Simple Lettre Orford/St-François disputé la fin de semaine passé à Lac-Mégantic a généré une controverse importante dans le monde du hockey mineur.

Les Sharks d’East Angus estiment avoir été traités injustement par Hockey Estrie

Un match de la Ligue Simple Lettre Orford/St-François disputé la fin de semaine passé à Lac-Mégantic a généré une controverse importante dans le monde du hockey mineur. L’incident a mené à l’élimination d’une équipe d’East Angus, invaincue jusqu’à ce moment.

La partie opposant les Sharks d’East Angus au Phœnix de Sherbrooke dans la catégorie peewee B devait débuter à 12 h 15. Cependant, le gardien de but de l’équipe sherbrookoise n’était toujours pas en uniforme à 12 h 30, ce qui aurait dû engendrer une défaite par défaut de son équipe.

« Le règlement stipule que le gardien doit être en uniforme sur la patinoire dans les 15 minutes suivant l’heure à laquelle devait commencer la partie. Si le gardien se présente sur la patinoire après l’heure du début de la partie, mais avant la limite des 15 minutes, l’équipe se voit décerner une punition de deux minutes pour commencer la partie », explique Yves Ruel, l’entraineur des Sharks d’East Angus.

En plus de voir les arbitres refuser d’octroyer la pénalité de deux minutes en début de match à la formation sherbrookoise, cette dernière ne s’est pas vue imposer une défaite par défaut, même si son gardien est arrivé sur la patinoire à 12 h 35, plusieurs minutes après le temps prévu dans le règlement.

« La partie a eu lieu malgré le fait qu’ils avaient dépassé le temps alloué, nous n’avons pas eu notre avantage numérique pour amorcer le match et les arbitres leur ont permis d’avoir une période d’échauffement. Les règles sont pourtant claires quant à ces trois enjeux, on s’explique mal pourquoi les arbitres ont agi ainsi. Le match aurait dû tout simplement ne pas avoir lieu », estime l’entraineur.


« On veut que justice soit rendue, la ligue doit reconnaître son tort et nous réintégrer dans les séries. Nos jeunes ont le cœur brisé. »
Yves Ruel, entraineur des Sharks

Les Sharks se sont inclinés par la marque de 2 à 1 en prolongation, leur première défaite de la saison, ce qui a éliminé l’équipe du tournoi de fin de saison régional.

Correction demandée

M. Ruel espère que les instances régionales et provinciales vont corriger le tir et permettre à son équipe de participer au tournoi régional, sans toutefois retirer l’équipe sherbrookoise du tournoi. « On ne veut rien enlever à l’équipe de Sherbrooke, on espère seulement que la ligue va avouer ses torts et permettre à nos jeunes de continuer leur saison comme il se doit. Tout le monde fait des erreurs, on comprend cela, on espère juste que la situation se règle. Nos joueurs l’ont mérité. »

Le directeur général de Hockey Estrie, Jasmin Gaudet, reconnaît que les règlements n’ont pas été respectés à la lettre. Il place cependant le blâme sur l’organisation des Sharks, qui auraient dû déposer un protêt sur la partie avant même qu’elle commence.

« L’entraineur, ou les membres de l’organisation des Sharks, n’avaient qu’à mettre un protêt sur la partie dès que la situation s’est déroulée. Le gardien était en retard de quelques minutes seulement et on essaye d’annuler le moins de parties possible. Pour ce qui est de la pénalité de deux minutes, les officiels ont eu un oubli, c’est parfois mêlant avec les différentes règles d’une ligue à l’autre. Nous essayons d’uniformiser les règlements pour éviter toute confusion », a-t-il répondu, excluant la possibilité de réintégrer les Sharks au tournoi régional. « Ils devaient placer un protêt à ce moment-là, on ne peut pas se mettre à accepter des protêts en retard. Le dossier est réglé de notre côté. »

« Déposer un protêt, ce n’est pas aussi simple que l’ont peut croire », a répliqué l’entraineur. « Ça coûte environ 200 $ et ça doit être fait en pleine partie. On a contacté la ligue tout de suite après la partie, mais il était trop tard pour déposer un protêt. On croit sincèrement que notre cause devrait être entendue, les règlements sont pourtant clairs. On veut que justice soit rendue, la ligue doit reconnaître son tort et nous réintégrer dans les séries. Nos jeunes ont le cœur brisé et ne comprennent pas que les règles n’aient pas été appliquées. »

La présidente de la Ligue Simple Lettre Orford/St-François, Christine Tétrault, a refusé de commenter la situation.